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	<title>E.K.R.A.N. &#187; gore</title>
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	<description>Petit Guide Intempestif de la Culture Audiovisuelle Pour Tous</description>
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		<title>Murder Princess &#8211; OAV</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Jun 2009 04:20:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kurono</dc:creator>
				<category><![CDATA[Animes]]></category>
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		<description><![CDATA[Quand il n’a pas le temps de regarder 24 épisodes ou plus, il arrive parfois que le fan de japanimation se tourne vers un anime assez court, une petite friandise télévisuelle à  se mettre sous la dent. Dans ces cas-là, il est souvent de bon ton de se tourner vers des OAV comme Murder Princess, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Quand il n’a pas le temps de regarder 24 épisodes ou plus, il arrive parfois que le fan de japanimation se tourne vers un anime assez court, une petite friandise télévisuelle à  se mettre sous la dent. Dans ces cas-là, il est souvent de bon ton de se tourner vers des <a href="http://www.ekransite.net/asia/lexique/petit-lexique-explicatif-des-termes-japonais-usites">OAV</a> comme <em>Murder Princess</em>, un cocktail d’humour et d’action qui tient en 6 épisodes et se déroule dans un univers plutôt déjanté où gravitent princesses échevelées et robots tueurs à  couettes.</p>
<div><span id="more-1001"></span></div>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Deux pour le prix d’une</strong></h2>
<p><strong> •Genre: Action/comédie/fantastique<br />
</strong><strong>•</strong><strong>Réalisateur: Tomoyuki Kurokawa<br />
</strong><strong>•</strong><strong>Studio:</strong> Bee Train, Avex mode, Marvelous entertainment<br />
<strong>•</strong><strong>Année de production: 2007<br />
</strong><strong>•</strong><strong>Durée: 6 x 25 min</strong></p>
<p align="justify"><strong> </strong></p>
<p align="justify"><strong><a href="http://ekransite.net/wp-content/uploads/2009/06/murderprincess2.jpg"><img style="border-right: 0px; border-top: 0px; display: inline; margin: 0px 0px 0px 4px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" title="murder princess 2" src="http://ekransite.net/wp-content/uploads/2009/06/murderprincess2_thumb.jpg" border="0" alt="murder princess 2" width="239" height="312" align="right" /></a></strong>On pouvait attendre beaucoup de cette courte série de 6 <a href="http://www.ekransite.net/asia/lexique/petit-lexique-explicatif-des-termes-japonais-usites">OAV</a> produite par le dynamique studio Bee Train (<a href="http://www.ekransite.net/made-in-asia/animes/claymore"><em>Claymore</em></a>, <a href="http://www.ekransite.net/made-in-asia/animes/area-88"><em>Area 88</em></a>), un projet doté d’une équipe de production prometteuse constituée de l’expérimenté scénariste Tatsuhiko Urahata (<em>Aria the Origination</em>, <em>D.Gray-man</em>, <em>Monster</em>) et de Yoshimitsu Yamashita (directeur de l’animation sur <a href="http://www.ekransite.net/made-in-asia/animes/bleach-first-gen-episodes-1-a-62"><em>Bleach</em></a>, <em>Tsubasa Reservoir Chronicle</em> et <a href="http://www.ekransite.net/made-in-asia/animes/samurai-champloo"><em>Samurai Champloo</em></a>, il occupe également ici le poste de <em>character designer</em>). Et pourtant, malgré des débuts intéressants et un bon équilibre entre humour et action, <em>Murder Princess</em> peine à convaincre. Déjà, alors que l’anime est un <em>seinen</em>, son univers <em>medieval punk</em> trop coloré ressemble plutôt à un mauvais conte de fées, c’est bien dommage. La suite, c’est du bon et du moins bon, et enfin il faut ajouter que l’anime s’éloigne volontairement du manga original (entre autres, le rôle de Falis est plus important et la fin change dans cette nouvelle version).</p>
<p align="justify">Bonus song: OP &#8211; Hikari Sasu Hou (BACK-ON)<br />
<!-- Dewplayer Begin--><object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.ekransite.net/wp-content/plugins/dewplayer-flash-mp3-player/dewplayer.swf?mp3=http://www.ekransite.net/wp-content/uploads/2009/06/Murder-princess2.mp3&amp;bgcolor=FFFFFF" width="200" height="20"><param name="bgcolor" value="FFFFFF" /><param name="movie" value="http://www.ekransite.net/wp-content/plugins/dewplayer-flash-mp3-player/dewplayer.swf?mp3=http://www.ekransite.net/wp-content/uploads/2009/06/Murder-princess2.mp3&amp;bgcolor=FFFFFF" /></object><!-- Dewplayer End--><a href="http://www.ekransite.net/wp-content/uploads/2009/06/Murder-princess2.mp3">http://www.ekransite.net/wp-content/uploads/2009/06/Murder-princess2.mp3</a></p>
<p align="justify"><strong>¤¤¤Synopsis :</strong></p>
<p align="justify">Alors que le royaume de Forland est envahi par le docteur Akamashi et ses étranges créatures, la jeune princesse Alita parvient à s’enfuir afin d’entretenir le frêle espoir de pouvoir sauver un jour le trône familial. Tandis que le roi est assassiné, Alita est poursuivie par un monstre affreux, rien ne va plus. C’est alors qu’elle tombe littéralement sur Falis, une chasseuse de primes; les deux jeunes femmes se télescopent et chutent du bord de la falaise. Le fait qu’elles frôlent la mort ensemble occasionne un événement improbable, un transfert d’âmes instantané. Lorsqu’elles se réveillent en contrebas, elles se rendent compte que leurs personnalités ont été échangées, et n’ont aucun moyen de renverser le processus. L’ancienne princesse Alita décide de profiter des avantages de cette situation et demande à Falis de reprendre son trône avec l’aide de ses acolytes Dominikov et Pete. Ils réussissent rapidement à reconquérir le château, cependant la menace pèse encore sur le royaume de Forland, c’est pourquoi les deux jeunes femmes décident de laisser courir la supercherie tant qu’il restera une once de Mal dans la région.</p>
<p align="justify"><strong>¤¤¤Critique de la rédaction :</strong></p>
<p align="justify">Si le principe de l’échange sur lequel repose la série est amusant dans un premier temps, on se rend néanmoins vite compte qu’il n’est pas suffisamment exploité. L’échange donne toutefois lieu à des répliques cultes comme : “<em>C’est impossible, je me vois en train de me parler!</em>” dixit Alita. L’évident choc des personnalités entre la princesse et la chasseuse de primes joue tout de même son rôle dans l’histoire, et on voit petit à petit évoluer l’ex-princesse-devenue-servante; elle est en pure admiration devant sa remplaçante, car celle-ci réalise son rêve de sortir du cocon protecteur de la parfaite petite héritière bien coiffée: elle sait se battre, elle a du franc-parler, et ne renonce jamais devant les difficultés. Malheureusement, l’évolution du caractère des deux filles n’est qu’ébauché durant la série, à l’instar de tous les autres éléments du scénario qui dans l’ensemble est trop inconsistant pour déchaîner les passions<a href="http://ekransite.net/wp-content/uploads/2009/06/murderprincess3.jpg"><img style="border-right: 0px; border-top: 0px; display: inline; margin-left: 0px; border-left: 0px; margin-right: 0px; border-bottom: 0px" title="murder princess 3" src="http://ekransite.net/wp-content/uploads/2009/06/murderprincess3_thumb.jpg" border="0" alt="murder princess 3" width="373" height="223" align="left" /></a>, le scénariste ayant préféré ne pas insister sur l’échange, ce qui ne l’empêche pas d‘intégrer des petites histoires parallèles vraiment pathétiques. Certes, on ne peut pas tout mettre sur le dos du court format de l’OAV, car 6 épisodes cela me semble pas assez pour développer de nouvelles orientations… Mais au final, le comble c’est que dans ces 6 épisodes, il ne se passe presque rien! Plus encore, les dialogues sont souvent emplis de clichés, et certaines phrases inutiles brisent le rythme des épisodes.</p>
<p align="justify">En termes visuels, cet anime de type <em>seinen</em> surprend par son design très “jeune”, d’ailleurs les graphismes ne sont que suffisants, rien de plus. En effet, l’ensemble est assez banal tout au long de la série, les formes arrondies et colorées des personnages et des décors donnent un aspect général de conte de fées “mignon”, certes efficace, mais qui accumule les clichés sur le plan des comportements et des émotions (et le look <em><a href="http://ekransite.net/asia/lexique/petit-lexique-explicatif-des-termes-japonais-usites" target="_blank">cosplay</a></em> de servante en jupons qui revient encore et encore et qui jure avec l’univers de la série!). Deux gros points faibles sont à mettre en évidence: les décors particulièrement insipides d’une part, et d’autre part le <em>character design</em> qui montre de grands yeux inexpressifs et un aspect parfois grossier qui ne laisse aucune place à la caractérisation des personnages secondaires (les gardes comme les monstres sont mal définis et se ressemblent tous). Pour sauver <em>Murder Princess</em> de l’anonymat, il ne reste que les protagonistes qui ont du style et sont attachants: avec Dominikov le gnome squelette punk ou Pete le mastodonte mauve qui ressemble à un personnage de Gorillaz avec ses yeux morts, on en a pour son argent. N’oublions pas également la sympathique savant fou Akamashi qui fait bien rire avec sa “face d’oignon” et ses deux minuscules poupées robots.</p>
<p align="justify"><strong>Bonus song:</strong> ED &#8211; <em>Naked Flower</em> (Paku Romi)<br />
<!-- Dewplayer Begin--><object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.ekransite.net/wp-content/plugins/dewplayer-flash-mp3-player/dewplayer.swf?mp3=http://www.ekransite.net/wp-content/uploads/2009/06/Naked-Flower-ED-Size.mp3&amp;bgcolor=FFFFFF" width="200" height="20"><param name="bgcolor" value="FFFFFF" /><param name="movie" value="http://www.ekransite.net/wp-content/plugins/dewplayer-flash-mp3-player/dewplayer.swf?mp3=http://www.ekransite.net/wp-content/uploads/2009/06/Naked-Flower-ED-Size.mp3&amp;bgcolor=FFFFFF" /></object><!-- Dewplayer End--><a href="http://www.ekransite.net/wp-content/uploads/2009/06/Naked-Flower-ED-Size.mp3">http://www.ekransite.net/wp-content/uploads/2009/06/Naked-Flower-ED-Size.mp3</a></p>
<p align="justify">Sur le plan musical, il faut souligner l’apport du groupe de J-rock nippo-californien Back-On (qui s’est fait connaître dans le milieu de la japanimation en signant des génériques très appréciés pour <em>Air Gear</em> et <em>Eyeshield 21</em>), un groupe à  succès qui interprète un générique d’entrée (<em>opening</em>) très rythmé qui met immédiatement le spectateur dans l’ambiance. Par la suite, la bande sonore confirme son utilité autour d’un mélange constant de hard rock pur, métal mélodique et autres chœurs lyriques qui accentuent l’impact des combats. Pourtant, bien qu’il n’y ait que 6 OAV, la musique s’avère trop vite répétitive.</p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-1060" style="margin: 3px 4px;" title="murder princess 4" src="http://www.ekransite.net/wp-content/uploads/2009/06/murder-princess-4.jpg" alt="murder princess 4" width="157" height="229" align="right" />Pour finir, on se doit d’évoquer un point primordial et pourtant encore ignoré par le scénariste, le thème de la “Murder Princess”. En effet, celle-ci résulte de la naissance improbable d’un personnage mi-princesse, mi-chasseuse de primes, et porte bien son nom. Ce personnage, composé de la violence incontrôlable de Falis et du corps parfait d’Alita qui exhale gentillesse et douceur, converge merveilleusement dans un symbolique oxymore: dans toute sa dualité, la “princesse du meurtre” fait une héroïne sanguinaire du plus bel effet. Avec ses yeux rouge sur fond rouge, dans sa robe blanche (im)maculée de sang, elle décapite à  tour de bras, libérant des flots de sang à l’aide de son fidèle katana (les combats sont assez gores, toutefois le sang est volontairement délesté de son réalisme pour éviter tout côté malsain). Dommage, le potentiel très intéressant de la Murder Princess est sous-exploité, car au bout de trois épisodes on n’en entend plus vraiment parler.</p>
<p align="justify">
<div class="bilan">
<h2>Bilan:</h2>
<p align="justify">En résumé, <em>Murder Princess</em> avait le potentiel d’un OAV amusant et aurait même pu se révéler grisant avec le principe de l’échange des corps. Bien qu’il soit dans l’ensemble plaisant et agréable avec son ton léger, cet anime est avant tout une succession de “dommage” et de “malheureusement”, tant il est desservi par un scénario qui est, lui, TROP léger. Le final rose bonbon ne vient rien arranger. Il n’y a que l’humour et le dynamisme engendrés par la bande de Falis qui viennent sauver le tout (Dominikov et Pete sont très attachants!), au point que si on écarte la pauvreté et la fadeur des décors ainsi que la platitude de l’histoire de fond, on passe un bon moment.</p>
<h3>Note : 6/10</h3>
</div>
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		<title>The Vanguard (L’avant-garde)</title>
		<link>http://www.ekransite.net/2-cinema/cinema-international/the-vanguard-lavant-garde/</link>
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		<pubDate>Sun, 24 May 2009 05:54:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kurono</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma international]]></category>
		<category><![CDATA[Featured]]></category>
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		<description><![CDATA[J’ai récemment été intrigué par un petit survival post-apocalyptique britannique intitulé The Vanguard (en français l’avant-garde). J’ai donc eu envie de vous glisser un petit mot sur cet intrigant petit film d’horreur de série B qui surprend par son audace, son ambiance glauque et surtout son ton décalé ―le héros est un étrange barbu qui arbore un look « BeeGees » et se promène sur un vélo de style « chopper »― c’est un bon début!]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>J’ai récemment été intrigué par un petit <em>survival</em> post-apocalyptique britannique intitulé <em>The Vanguard</em> (en français l’avant-garde). J’ai donc eu envie de vous glisser un petit mot sur cet intrigant petit film d’horreur de série B qui surprend par son audace, son ambiance glauque et surtout son ton décalé ―le héros est un étrange barbu qui arbore un look « BeeGees » et se promène sur un vélo de style « chopper »― c’est un bon début!</p>
<p><span id="more-566"></span></p>
<h2><strong>Les zombies écolos contre-attaquent</strong></h2>
<p><strong><a href="http://ekransite.net/wp-content/uploads/2009/05/vanguard2.jpg"><img style="display: inline; margin: 0px 4px 0px 0px; border-width: 0px;" title="vanguard 2" src="http://ekransite.net/wp-content/uploads/2009/05/vanguard2-thumb.jpg" alt="vanguard 2" width="233" height="342" align="left" border="0" /></a> Réalisateur: Matthew Hope<br />
Année de production: 2008<br />
Durée: 1h29</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Film britannique sorti en 2008, <em>The Vanguard</em> s’avère assez intéressant pour mériter un coup d’œil attentif. Le jeune Matthew Hope réalise et scénarise ici son premier long métrage et mélange les genres, suppléant son manque de budget évident par une pléthore d’idées. Horreur, zombies, survival et scénario post-apocalyptique se mêlent dans cette histoire ambitieuse qui nous conte la difficile survie de Max dans un monde hostile et impitoyable. Dans un futur proche, après la catastrophe qui a ravagé l’humanité, Max représente la dernière avant-garde.</p>
<p><strong>¤¤¤Synopsis :</strong><br />
En 2015, l’épuisement des ressources embrase l’humanité qui sombre dans le chaos d’une nouvelle guerre mondiale qui fait 2 milliards de morts. Pour s’approprier les ultimes ressources pétrolières, une organisation mondiale impitoyable se forme sous le nom de Corporation. Toutefois, le pétrole vient vite à manquer et la Corporation décide de réduire la population humaine. Des scientifiques mettent au point une drogue à cet effet, mais l’expérience tourne mal et les cobayes régressent pour se retrouver dans une sorte d’état primitif proche du singe : ils deviennent les Biosyns, des monstres assoiffés de sang. Seuls quelques hommes ont combattu la Corporation, les « gens de l’Est ». Max est le fils d’un de ces leaders qui ont refusé cette odieuse suprématie. Survivant solitaire, il même sa petite guerre quotidienne contre les créatures, tout en caressant l’infime l’espoir de trouver « un monde meilleur », dont il pourrait, sans le savoir, être la clé. Son seul espoir, trouver un certain Hareem Jabbar, l’homme qui, selon la « prophétie » de son père, apporterait un monde nouveau.</p>
<p><strong>¤¤¤Critique de la rédaction :</strong><br />
Le scénario se construit sur deux plans : d’une part la survie du héros solitaire, Max, occupé à assurer sa survie, et d’autre part la mission de Jamal, un soldat de la Corporation catapulté dans une forêt hostile. Leurs deux chemins vont finir par se croiser pour changer le monde. Ce monde est infesté de Biosyns, des humains (étrangement en immense majorité des hommes, va savoir pourquoi) qui ont régressé vers un état primitif proche du singe (c’est Darwin qui va être content), des « enragés » assoiffés de sang qui dévastent tout. Chose rare à souligner, les Biosyns se battent entre eux, ce qui n’arrive pour ainsi dire jamais chez les zombies ou autres enragés présents dans des films du même genre –<a href="http://ekransite.net/wp-content/uploads/2009/05/vanguard3.jpg"><img style="display: inline; margin: 4px 0px 0px 4px; border-width: 0px;" title="vanguard 3" src="http://ekransite.net/wp-content/uploads/2009/05/vanguard3-thumb.jpg" alt="vanguard 3" width="404" height="239" align="right" border="0" /></a>encore une preuve que l’humanité est en perdition. En plus, ils ne sont pas très malins… Ni très bien maquillés… Ni même vraiment dangereux… bref ils ne valent pas grand-chose.</p>
<p>Dans ce film, tout repose sur l’atmosphère. Les images sont caractérisées par des teintes rougeâtres qui leur donnent un aspect vieilli, et par une caméra toujours un tantinet instable, brinquebalante; ajoutez à cela le manque de budget évident et le spectateur se croit directement plongé dans un vieux (et mauvais) film d’horreur des années 1970. Et pourtant, petit à petit, la caméra tremblante développe une sorte d’appréhension chez le spectateur, qui manque de repères dans cet univers rural désertique et angoissant. Le but du film n’est donc pas de faire peur, mais de cultiver cette appréhension dérangeante à long terme : ainsi, le cinéaste parvient à créer une atmosphère glauque plutôt efficace avec des sonorités crispantes (cris d’enfants, hurlements divers, murmure du vent dans les arbres…) et une musique omniprésente (il y a très peu de paroles en-dehors de la courte narration du héros) qui s’avère obsédante à certains moments, surtout quand se fait entendre ce grondement sourd et inquiétant qui accompagne la marche déterminée du héros. La musique sait également imposer un rythme haletant à grands coups de percussions tribales lors des scènes de chasse à l’homme, qui donnent lieu à des combats assez crus et parfois haletants (le héros étant seulement armé de lances improvisées et de hachettes, il doit employer la ruse pour se débarrasser des affreux); on trouve là quelques scènes excessivement gore (à grands renforts d’éclaboussures sur la caméra) mais pas vraiment utiles. Point faible à souligner, les attaques des Biosyns sont filmées en accéléré pour donner une impression de rage meurtrière explosive, néanmoins la sauce ne prend pas car le réalisateur est très loin de maîtriser cet effet comme le fait Danny Boyle dans <em>28 jours plus tard</em> pour ses « infectés », face auxquels les Biosyns mal dégrossis de <em>The Vanguard</em> ressemblent plus à des épileptiques bon marché.</p>
<p>Le scénario, plutôt bien ficelé, utilise sa base post-apocalyptique pour faire passer son message et porter une réflexion sur la condition humaine et ses responsabilités dans le chaos ambiant, et ce à  travers un échantillon de ses différents acteurs : le survivant, le soldat, le résistant, la scientifique, chacun possède sa vision de la situation et leurs idéaux se heurtent dans un univers sans repères et dominé par la peur. Le film s’attaque à un problème important dans le contexte actuel d’épuisement des ressources naturelles. Comme tout est détruit et à reconstruire, on peut effectivement tout se permettre en termes d’hypothétiques solutions radicales pour « sauver » notre planète, et <em>The Vanguard</em> y va de sa propre petite idée de notre futur proche. En considérant que la situation va aller de mal en pis, le film met en avant une théorie improbable mais qui n’en est pas moins alarmante, assez pour nous faire prendre conscience de la gravité de la situation. Ainsi, on peut identifier deux types de survivants dans ce long métrage du genre <em><a href="http://ekransite.net/wp-content/uploads/2009/05/vanguard4.jpg"><img style="display: inline; margin: 0px 4px 0px 0px; border-width: 0px;" title="vanguard 4" src="http://ekransite.net/wp-content/uploads/2009/05/vanguard4-thumb.jpg" alt="vanguard 4" width="414" height="212" align="left" border="0" /></a>survival horror</em> : les humains d’une part qui tentent de réduire la population pour sauver ce qui reste de la planète, puis la planète/nature elle-même, obligée de se protéger avec ses propres armes; en évinçant son plus grand danger, l’humanité, la nature peut alors stopper sa lente agonie et le gaspillage des ressources.<br />
Max, « le héros », symbolise en quelque sorte la dernière part d’humanité dans la campagne désertifiée, il raconte son histoire, sa survie au sein du chaos, il évoque son combat quotidien, s’interroge et se remet en question sur les raisons de tout ce gâchis : les hommes en général, Dieu, la Corporation, qui est vraiment responsable? Jour après jour, il sacrifie sa propre humanité et se rapproche un peu plus de la sauvagerie de ses congénères.<br />
Enfin, un petit mot sur les acteurs, peu consistants en-dehors de Ray Bullock Jr. (Max) qui est assez inquiétant, ils composent des personnages assez quelconques, mais ce sont surtout les décors trop répétitifs (les sous-bois) qui finissent par lasser.</p>
<div class="bilan">
<h2>Bilan:</h2>
<p>Dans l’ensemble, <em>The Vanguard</em> manque de rythme et d’énergie, la faute à une mise en scène trop limitée et à des acteurs trop moyens. Toutefois le budget lui aussi limité est rattrapé par un certain nombre de bonnes idées; en effet, <em>The Vanguard</em> développe un propos intéressant, fortement subversif, sur la propension d’une élite à se préserver en sacrifiant tous les êtres jugés inférieurs. Cette situation qui nous montre comment se gère une « après-catastrophe mondiale » pourrait tout à fait être prémonitoire de nos jours avec la prise de conscience qu’une catastrophe écologique (voire une pandémie de grippe foudroyante…) est possible. Quant à la nature, elle intervient toujours pour punir une humanité sur-consommatrice, révélant et dénonçant le véritable visage de l’homme qui marche vers son autodestruction. Alors, des résistants se réunissent pour contrer une élite capitaliste qui domine par la violence aveugle (en fin de compte, ce sont tout simplement des gens normaux qui suivent une idéologie que nous qualifierons de socialiste, encore un thème actuel et somme toute révolutionnaire) . Un film qui a beaucoup de potentiel, un réalisateur (Matthew Hope) à suivre.</p>
<h3>Note : 6/10</h3>
</div>
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