Quand le RPG rencontre la poésie, cela donne Reflets d’Acide, une saga mp3 unique en son genre !! Au travers de cette exquise parodie du jeu de rôle « Reflets d’Acier », plongez dans une aventure hilarante contée par JBX et ses amis, incarnant les personnages d’un groupe de héros au destin inconnu…

  • Genre : Heroic fantasy / RPG / Aventure / Comédie
  • Durée : 12 épisodes (en cours)

Imaginez donc un jeu de rôle conté en alexandrins par un narrateur inspiré par les démons de la poésie, du lyrisme et de la prose épique, un vrai régal ! Mettant en scène un groupe d’aventuriers plus ou moins bons (ou plus ou moins chaotiques…) motivés par des aspirations vénales, engagés dans une quête dissimulant des dangers indicibles et dantesques, Reflets d’Acide est une saga pasionnante, très riches en références culturelles diverses (tout l’univers de l’heroic fantasy y est passé à la moulinette verbale, en comptant la mythologie de Tolkien) et en jeux de mots savoureusments hilarants (anagrammes, calembours rimés, allitérations et assonances); bref il ne vous reste plus qu’à ouvrir vos oreilles et vous plonger dans cette aventure hors du commun !

La quête (sans nom…) qui nous est narrée dans Reflets d’Acide suit le périple d’un anti-héros un tantinet démoniaque, Wrandrall, qui se lance dans la recherche de ses origines, qu’il garde secrètes pour des raisons tout à fait compréhensibles (des indices sur les aspects maléfiques et périlleux de cette quête sont disséminés assez comiquement au fil des épisodes). Pour ce faire, il passe un casting dans la Taverne du Voyageur située à Maender Alkoor afin de recruter un groupe d’aventuriers assez puissants pour l’aider dans son voyage. Guidés par une carte magique léguée par son père, le groupe ne se doute en aucun cas de l’envergure effroyable du mal qu’ils vont mettre en marche ! En effet ils risquent bien malgré eux de réveiller l’armée des ténèbres du terrible roi Mortis et de faire subir un destin tragique au royaume !
Au travers de leur périple délirant, ils affronteront des dangers multiples (on peut dire qu’ils cherchent les ennuis par leur manque de discrétion chronique, mais surtout car ils adorent massacrer leurs ennemis et piller leurs cadavres…) en traversant des lieux sordides (et ridicules…) telle « la forêt des éventrés », « la grotte de l’herpès écorché », « le fleuve des glaires tièdes » (beurk !), « la colline des milles gangrènes », « le mont Mucus » (écoeurrant !) ou encore le gouffre de Aaaaaaaaah ! (petit clin d’oeil au cultissime Monty Python : Sacré Graal). Ils devront aussi faire face à des adversaires mortels, entre orcs, trolls chauves qui sourient, doppelgänger, un ogre idiot qui travaille pour la voirie, une dragonne noire qui jouera un rôle prépondérant, sans oublier qu’ils devront se coltiner la mauvaise humeur du narrateur qui n’hésite pas à les accabler ! (la bonne intéractivité entre le narrateur/maître du jeu et les héros est propice à d’excellentes disputes). Enfin, ils rencontreront des personnages tout aussi mortels (ou lourds, ou chiants, ou ridicules si vous préférez) comme Roger le tavernier et sa femme Moumoune la « psychopathe à la poêle », le vieux devin au discours assommant (et aux prédictions inutiles) et son garde du corps asiatique qui joue immodèrement du shabinsen (intrument de torture… euh non de musique japonais), mais aussi Gloum (le clone de Gollum qui a perdu son précieux) et l’excellent prêtre de Shamrodia (la déesse de la douleur et de la torture) adepte de SM…

Autant dire que nos pauvres héros ne sont pas au bout de leurs peines (ils sont quand même sortis de l’auberge au premier épisode….), d’autant plus que l’ambiance qui règne dans le groupe n’est pas toujours amicale, notamment entre le nain et l’elfe qui ne se supportent pas, et entre le clerc et tous les autres, ce qui provoque des disputes sous forme de joutes verbales hilarantes qui rythment la trame de l’aventure pour notre plus grand plaisir !
[Zarakaï : « Ca ne marche pas !
Enoriel : tu parles de ton cerveau ? »]

¤¤¤ Présentation des personnages :

Wrandrall : le héros au nom imprononçable, terrifié par ses orgines démoniaco-chaotiques. C’est effectivement un « cambion » (un semi-démon) qui n’est pas conscient de son potentiel maléfique destructeur, ni de sa puissance. Guerrier de bas niveau, Wrandrall est un couard invêtéré, cependant il reste le personnage clé de l’histoire, par son héritage démoniaque, sa carte et son épée maudite…

Zehirmahnn : zorlim de son état, c’est-à-dire un chevalier pyrotechnique, c’est un personnage impressionnant par sa taille et son apparence, qui fait peur aux enfants. Doté d’une puissance énorme grâce à sa maîtrise du feu et bardé d’objets magiques, son seul point faible, sa « kryptonite à lui », ce sont les escaliers… Originaire du plan extra-planaire du feu, il est constitué de braises et se distingue facilement par sa peau rouge, ses yeux rouges, ses cheveux rouges, et sa cape… rouge… à l’aide de laquelle il cache son corps effrayant. Il est de niveau 11, et peut être considéré comme le vrai chef du groupe par la sagesse de ses décisions.

Zarakaï : guerrier nain de niveau 11 et très fier de l’être, Zarakaï est un guerrier très puissant qui adore écraser ses ennemis à l’aide de son marteau (qui possède un effet boomerang et qui peut envoyer des orcs à plus de 112 m). Impoli et presque toujours mal luné, il passe le plus clair de son temps à se chamailler avec l’elfe en multipliant les blagues pourries. Ses principales obsessions sont bien entendu l’or, la bière (ce qui va bouleverser la vie du pauvre tavernier) et sa barbe. Il parle avec un fort accent méditerranéen, allez savoir pourquoi.

Enoriel : elfe barde de niveau 11et lui aussi très fier de l’être, il trucide allègrement ses adversaires à l’aide de son épée aiguisée et grâce à sa dextérité. Outre sa propension à chanter des bluettes enchanteresses à tout bout de chant, il passe son temps à descendre son collègue Zarakaï. Enoriel est un profesionnel de la fuite (on l’appelle « Poissegrolle » car il a laissé plus de 50 compagnons mourir devant ses yeux, ou dans son dos alors qu’il prenait la fuite…) et du pillage.

Guertrude :
on ne s’étendra pas sur le sort de cette barbare de niveau 1 qui disparaît dès le premier épisode dans des circonstances pitoyables, son rôle est minime dans le groupe, d’autant plus qu’elle possède le Q.I. d’un canard boiteux atteint d’illétrisme aggravé.

Trichelieu : clerc adepte du culte de Travia (la déesse du foyer et du repos du guerrier, avec tout ce que cela comporte de connotations érotiques…), il rejoint le groupe qui le sauve des griffes des ogres au cours du troisième épisode. Quasiment incapable de ce défendre, Trichelieu est un prêtre tordu, pervers, obsédé, et chacune de ses phrases contient des sous-entendus érotiques, chacun de ses actes correspond à des allusions sexuelles, chacun de ses mots contient un double sens atterrant de perversion ! [« les orcs ont certainement violé ma tante, euh volé ma tente!« ].

Bonus : le premier épisode de la saga Reflets d’Acide pour vous donner l’eau à la bouche !

Créée par JBX et son comparse Red Baron (dont il convient de saluer le travail impressionnant fourni à l’occasion de chaque épisode !), cette saga ne vous laissera pas indifférents, c’est certain, déjà de par sa qualité technique, irréprochable (l’enregistrement, le montage, les voix diversifiées et bien dictées, le scénario riche et captivant, l’humour délirant, tout est excellent, le seul regret qu’on puisse ressortir du lot étant parfois la surcharge de dialogues, notamment dans les derniers épisodes, de plus en plus longs et qui connaissent une augmentation de la diarhée verbale qui a tendance à être un peu fatigante, et pourtant tout les textes sont si bien écrits que l’écoute en est toujours très agréable). Reflets d’Acide se distingue des autres sagas par son style, très parlé, très poétique, qui ne plaira peut-être pas à tous en raison de la surabondance de jeux de mots et de calembours rimés au sein de chaque phrase (il faut plusieurs écoutes très attentives pour saisir chaque jeu de mots tout en essayant de suivre le cours du récit), qui pourrait éventuellement fatiguer ceux qui ne sont pas sensibles à cet exercice de style permanent, impatients (du fait de la longueur hallucinante de certains épisodes ! plus de 30 minutes !) ou qui ont un défaut d’attention (chaque mot étant choisi avec soin, il faut tout écouter très attentivement, sinon on perd trop vite le fil…).

Malgré tout, Reflets d’Acide s’adresse à tous les amoureux de la langue française, du jeu de rôle, de l’heroic fantasy et des sagas mp3 de qualité, une vraie réussite dont il fallait que je vous parle, un vrai coup de coeur qui figure parmi le gotha des meilleures sagas mp3 du net.

> Déjà 12 épisodes parus, le 13ème (très attendu, depuis plusieurs mois) devrait paraître dans peu de temps. On pardonne à JBX pour l’attente, étant donné la qualité et la DUREE des épisodes ! (+ de 40 minutes pour le 12ème !)

Notation : 8.5/10

–> Pour se procurer les épisodes : http://www.synopsite.com/accueilpag.html

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