Saga mp3 pariodant les histoires d’agents secrets, un genre très populaire au cinéma et dans les romans, l’Agent 0 mèle comédie, suspense et action pour le plus grand plaisir de nos oreilles…

Rien que pour vos oreilles

  • Genre : Comédie / Action / Espionnage
  • Durée : 25 épisodes (en cours)
  • Créateur : Flo

Les histoires d’agent secret consituent un genre très populaire dans notre culture audiovisuelle et littéraire, entre les romans à la Tom Clancy et les films à la James Bond et consorts. A partir de là, les parodies basées sur ce genre très prisé sont tout aussi populaires car leur potentiel comique est énorme : de nombreux films ont exploité cette veine dont OSS 117, certains films avec Leslie Nielsen ou encore From Beijing with Love de Stephen Chow, et des séries comme 24 h chrono, Alias ou MI-5.
Le postulat d’une saga comme celle de l’Agent 0 s’appuie sur la fascination exercée par le personnage de l’agent secret sur le public : un personnage qui concentre autour de lui suspense, glamour, action, mystère, doté de compétences extraordinaires en matière de combat, de ruse et d’intelligence pour récupérer des informations et maîtriser des situations explosives.
Très parodique au demeurant, la saga mp3 intitulée simplement « Agent 0 » s’inspire des différentes parodies existentes du genre (notamment sur le sketch de « l’agent secret » de François Pérusse dans Les Deux minutes du Peuple, qui semble avoir fortement poussé le créateur à écrire cette saga, au vu de ses similitudes avec le premier épisode et dans la caractérisation du personnage de l’agent 0), se basant sur des missions d’espionnage ou d’élimination d’une cible tournées en dérision en nous faisant suivre les désastreuses aventures du très incompétent agent 0.

¤¤¤ Synopsis :

Le principe est simple : le héros s’engage dans une agence d’espionnage et devient l’agent 0. Après lui avoir fourni un gadget ultra-moderne, son nouveau chef lui confie une mission en Russie. Malencontreusement, l’agent 0 fait exploser l’avion qui l’emmenait vers Moscou et se retrouve perdu dans la campagne. Après être revenu tant bien que mal à l’agence, son chef lui donne une seconde chance, mais l’agent 0 est vraiment maladroit, et cette nouvelle mission va encore mal tourner bien malgré lui…
« L’agent 0 aura-t-il toujours la confiance de son chef ? […] il n’est pas facile tous les jours de vivre avec une déficience mentale aussi forte… Se remettra-t-il de son traumatisme crânien ? Vous le saurez au prochain épisode ! »

¤¤¤ Critique de la rédaction :

Prônant un format d’épisodes assez courts (entre 3 et 7 minutes, un peu plus au fur et à mesure de l’avancement de la série, le créateur de la saga, Flo, nous livre un récit hilarant, porté par le génial personnage de l’agent 0, totalement ridicule et pitoyable, dont chaque faux pas provoque chez l’auditeur un sourire narquois ou un rire franc, aterré par sa nullité et sa mauvaise foi. La majorité des scènes comiques repose sur les interactions et dialogues entre l’agent 0 et son gadget ultra-moderne, chiant au possible (oui, il parle) mais toujours enclin à le sortir des pires situations grâce à son arsenal technique impressionnant.
On peut aussi souligner l’apport comique des personnages secondaires. La plupart sont proprement hilarants, certains pas assez exploités, mais tous intéressants, de Pamela Fatale l’espionne sexy et dangereuse, le chef de l’agence rancunier au nom top secret, le concepteur de gadgets foireux (un personnage incontournable du genre !), en passant par l’agent britannique Aaron Johnson, traître à l’accent ridicule, et le président d’une multinationale de toilettes, moustachu illettré adepte de « l’incognitisme », tous les clichés de l’univers des films et romans d’espionnage sont passés au crible et mis à mal sans retenue. Des personnages effectivement délirants de stupidité, piliers du comique de la saga, auxquels s’ajoute l’arrivée dans le 12ème épisode d’un nouveau protagoniste savoureux, l’agent Bono, un coéquipier infantile qui vous fera bien rire, soyez-en certains.
Poursuivons sur les bons points avant de passer aux défauts, qui n’épargnent pas la saga. On peut saluer l’efficacité de la plupart des gags et des rebondissements, bien pensés, qui rendent l’histoire très plaisante à suivre, la bonne qualité d’ensemble des voix, très drôles et bien distinctes (les intonations sont également bonnes donc les personnages sont crédibles et faciles à différencier rapidement), et surtout une bande-son qui donne du caractère aux épisodes, centrée autour du générique d’introduction et du jingle, tous deux très réussis et qui distillent une ambiance de suspense très efficace (l’auditeur est immédiatement plongé dans l’atmosphère type du film « d’espionnage », un vrai régal).

Mais, car il y a un gros mais, l’écoute de la saga ayant beau être plaisante à de nombreux égards, sa crédibilité et l’efficacité de son récit sont minés par des défauts très handicapants. Trop de situations sont en effet (malheureusement) difficiles voire impossibles à cerner à cause du manque de détails et de rigueur dans la mise en scène (quel dommage ce défaut de spatialisation ! certaines insuffisances ne peuvent même pas être compensées par l’imagination), certaines actions se passant trop vite et sans raison, et certaines scènes étant carrèment incompréhensibles (la rencontre avec les extraterrestres, ce qui arrive à la fois à Pamela Fatale et au chef…). Ces petits points obscurs sont évidemment un frein au plaisir qu’on prend à suivre la série. Et pourtant, au bout de quelques écoutes, beaucoup de fans préféreront se concentrer sur les côtés comiques très réussis de la saga, sur l’évolution des relations entre les personnages et sur les pérégrinations du pauvre agent 0, et parviendront sans peine à passer outre les défauts de régularité et de crédibilité des situations (peut-être dûs au format trop court de certains épisodes ?), surtout que le reste de la technique est quasiment irréprochable.

¤¤¤ Présentation des personnages :

L’agent 0 : de son vrai nom John Zéro (appelé aussi Jean Zéro), il n’a aucune compétence en tant qu’agent secret. Incapable de se servir d’une arme (la seule fois qu’il touche une mitraillette, il fait un carnage parmis les oiseaux), d’utiliser son gadget ultra-moderne, de prendre une photo utile, de garder son sérieux ou de se déguiser pour obtenir des informations, ses défauts se comptent par centaines. Peureux (il se fait dérouiller par un chat), maladroit, hypocrite et malchanceux (il se fait beaucoup d’ennemis), arrogant et dépensier (il adore s’offrir des gadgets inutiles), personne ne se fait d’idées sur ses capacités, et c’est ce qui rend ce héros si drôle et attachant.

Le gadget ultra-moderne : on ne sait rien du statut physique de ce gadget… Est-ce une montre ? un robot ? un mini-ordinateur ? Tout ce qu’on sait c’est qu’il est portatif et qu’il ne quitte jamais l’agent 0 (sauf pour aller à la cuisine, mais comment fait-il exactement ?), qui a pourtant du mal a le supporter. A la pointe de la technologie, le gadget ultra-moderne est équipé d’un arsenal varié et très utile : il sert le café, passe des chansons et des épisodes des Simpson, peut utiliser des armes à feu et seringues hypodermiques, la téléportation (aléatoire…), en bref une petite merveille. Malgré tout, il a un sacré tempérament de râleur pour une intelligence artificielle si avancée et passe son temps à remettre en question les actes de son propriétaire. Ah, aussi, il ne peut pas voir à travers les murs…

L’agent Bono : fan absolu de l’agent 0 et de Bob l’éponge, l’agent Bono (surnommé « agent Spongebob » par l’agent 0) est un gamin indiscipliné et immature, cependant sa chance inouïe et sa motivation sont très utiles à l’agent 0, qui l’utilise pour s’éviter d’effectuer certaines tâches. Sa voix ridicule et son comportement puéril en font un personnage adorablement comique et très attachant.
Le narrateur : alias Boris. Son rôle est prépondérant dans la compréhension de la saga grâce aux résumés et questionnements en début et fin d’épisodes, qu’il tente tant bien que mal de mener à bien malgré beaucoup d’impondérables (coupures de courant, interventions intempestives…).

Bonus : le premier épisode de la saga l’Agent 0 ! (la technique s’est améliorée depuis, mais il est quand même très bon)

Démarrant sur un principe assez simple et balisé : chaque nouvel épisode annonce une nouvelle mission, la saga évolue assez rapidement au gré des difficultés que l’agent 0 éprouve à remplir la moindre mission. En effet, l’agent se révélant incapable de faire exploser un théatre, de prendre en photo une suspecte ou d’infiltrer une base ultra-secrète, le narrateur nous fait vivre son quotidien tout aussi médiocre, dans son taudis minable et dans ses errances consternantes (emprisonnements réguliers, plongeons au travers de fenêtres, chutes et trébuchements divers, ajoutées à la difficulté de devoir supporter le comportement du gadget et de l’agent Bono). Ainsi la saga devient véritablement agréable à suivre pour sa continuité et ses répliques cultes :
– Le gadget : « Vous savez agent 0, un vieux dicton dit que la vengeance est un plat qui se mange froid.
– L’agent 0 : Peut-être, mais depuis on a inventé le micro-ondes et je compte bien m’en servir ! »

En bref, l’Agent 0 c’est bien, très amusant, très drôle et attachant, néanmoins c’est bien dommage de bloquer sur des insuffisances qui, si elles avaient été mieux maîtrisées, auraient permis à cette saga de faire partie des meilleures du net, au vu de son inventivité et son rythme véritablement intéressants.
Mais qu’arrivera-t-il à l’agent 0 ? Vous le saurez… dans le prochain épisode !

Notation : 7/10

–> Pour vous procurer les épisodes, c’est par là : http://www.flopod.fr/index.php?p=dl

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