Adoprixtoxis est une saga mp3 au nom imprononçable, et fière de l’être. Cette histoire comique et parodique obéissant aux codes du space opera s’inscrit dans le même registre que la saga Les aventuriers du Survivaure avec toutefois un style franchement plus déglingué. Une aventure pitoyable et drôlissime vous attend…

La planète mystérieuse


  • Genre : SF / Action / Comédie
  • Durée : 16 épisodes (en cours)


Adoprixtoxis
nous propose de suivre la délirante histoire d’un équipage pitoyable aux ordres du capitaine Gloomy, un héros incompétent, chargé d’une mission de secours envoyée par la Terre pour sauver les rescapés d’un vaisseau disparu quelques temps plus tôt aux abords de la planète Adoprixtoxis. Une planète mystérieuse entourée d’un dangereux trou noir qui va aspirer la moitié du Broken Mirror, le vaisseau spatial dirigé par Gloomy et son équipage, qui réussiront de justesse à atterrir sur Adoprixtoxis à l’aide d’une capsule de sauvetage. C’est maintenant à leur tour d’être sauvés, mais ce qu’ils ne savent pas c’est que leurs supérieurs ont préféré les abandonner et passer à autre chose… Ils vont devoir tout tenter pour trouver un autre vaisseau et se sauver eux-mêmes, en affrontant les terribles dangers de la planète Adoprixtoxis, sa jungle peu accueillante, ses égouts et ses prisons, ses indigènes extraterrestres ridicules, et les troupes d’un certain Dark Vador prêt à tout pour les exterminer, sans oublier que le trou noir semble se développer et condamner la planète à la destruction à brêve échéance…

¤¤¤ Présentation des personnages :

Le capitaine Gloomy : protagoniste totalement idiot, Gloomy est un commandant incompétent et arrogant qui veut toujours avoir le dernier mot. Il est désespéré par la stupidité de son équipage bien qu’il n’ait pas beaucoup plus de solutions qu’eux pour s’en sortir. Véritable héros pour les populations indigènes de la galaxie, Gloomy a même une chanson composée en son honneur, mais on ne sait pas pourquoi car il n’a vraiment rien d’héroïque… Il est toujours en conflit avec le professeur Kelloggs et a beaucoup de mal a supporter Zluglu ou K.R.O.T.E., le droïde en qui il semble avoir une confiance toute relative, qui ne comprend jamais ses ordres.

Le professeur Kelloggs : c’est le scientifique du vaisseau, il est lui aussi arrogant et n’hésite jamais à étaler l’étendue de sa science. Fan de Contrex et prompt à se prendre pour McGyver, il semble avoir un petit faible pour mademoiselle Syphilis, mais n’ose pas aller vers elle. Son nom est une malédiction, car Gloomy l’appelle volontiers Miel Pops, Chocapic, Frosties ou encore Choco Pops, bien malgré lui…

Mademoiselle Syphilis : l’infirmière du vaisseau, totalement incompétente et parfaitement cruche (elle est blonde), elle est incapable de prononcer le nom de la planète AdoproxtroxAdoxprotox…. Adoprixtoxis (elle n’est pas la seule) et encore moins capable de lancer un S.O.S, ou de soigner l’équipage. Elle possède malgré tout certains charmes qui seront utiles au groupe. [Pour les fans de Naheulbeuk, mademoiselle Syphilis leur rappellera certainement l’elfe, avec qui elle partage de nombreux points communs].

Kevin : le stagiaire de 18 ans, mais à l’âge mental plus proche des 8 ans… Kevin est un personnage très attachant, attendrissant, doté d’une naïveté sans limites et toujours accompagné de son nounours Teddy auquel il tient plus qu’à la prunelle de ses yeux. Il parle avec une voix de gamin et se comporte de la même manière, c’est le véritable atout de la série car il est la source de la majeure partie de l’humour.

Teddy : nounours. Il fait un bruit ridicule quand on appuie sur son ventre, et c’est trognon. Mais c’est tout.

K.R.O.T.E. : droïde garde du corps, sa principale caractéristique est d’être très mal réglé. Effectivement, quand on lui demande de sortir une arme, il met en marche son coucou suisse… Il joue pourtant un rôle non négligeable dans l’aventure, grâce à l’arsenal très varié de ses fonctions intégrées qui s’avèreront utiles pour accomplir certaines actions.

Zluglu : un extraterrestre mystérieux rencontré par Gloomy dans la jungle Adoprixtoxicienne. Doté d’une voix ridicule, Zluglu est un personnage étrange qui va guider Gloomy et ses amis au sein de cette planète mystérieuse. Il réserve certaines surprises à l’équipage…

La voix-off et le staff technique : peu présents dans l’histoire, on a tout le même le droit à certaines interventions de leur part à cause de leurs erreurs pitoyables : les manques de budget pour la téléportation, le preneur de son qui s’endort au mauvais moment, l’accessoiriste qui se trompe de studio, etc… Le narrateur vient de temps en temps éclairer le spectateur dans la progression du récit, et alimenter le suspense.

Créée par Nico & Matt, Adoprixtoxis n’est pas la meilleure saga mp3 du net, cependant ses atouts comiques indébiables la rendent vraiment plaisante et addictive. En effet bien que la technique vocale et la diction soient de très bonne qualité, le script n’est pas réellement la préoccupation de ses créateurs, qui lui privilégient volontiers la fibre comique et les références culturelles, intégrées de manière originale dans les épisodes. Toutes les générations de fans de cinéma, jeux vidéos, télévision (notamment le jeu « Qui veut gagner des millions » rebaptisé « C’est quoi la suite ? ») et dessin animés en tous genres y trouveront leur compte, grâce aux très nombreuses interventions de génériques cultes et de montages vocaux très inventifs et très réussis de personnages que tout le monde connaît : on retrouve entre autres Homer Simpson, Bender le robot (Futurama) Dark Vador, Neo le héros de Matrix, Ginette la clocharde des Visiteurs, et bien d’autres encore. Du côté des génériques et jingles qui ont bercé notre enfance, on est servis, et tellement heureux voire touchés de réentendre ces musiques inoubliables : ainsi interviennent au hasard des épisodes, et toujours bien intégrés à l’histoire, les jingles des Snorkys (ces adorables schtroumpfs sous-marins), de la pub Contrex et de l’émission C’est pas sorcier, des Tortues Ninja (Kawaboonga !!), de Minus et Cortex (les souris de laboratoire qui veulent conquérir le monde ! « Quelles canailles, ces petites souries cobayes-baye-baye-baye… »), et même la célèbre chanson de Baloo dans Le Livre de la Jungle !
L’aspect parodique d’Adoprixtoxis s’exprime aussi dans ses reprises de hits connus de tous, mais dont les textes sont repris de manière caricaturale : ainsi on pourra entendre Bad de Michael Jackson et un remix du générique du Capitaine Flam transformé pour l’occasion en « Capitaine Gloomy tu as, fait pas mal de conneries, t’es un peu con aussiii…. », entre autres.
D’autres personnages interviennent aussi dans l’histoire, mais cette fois-ci doublés par les créateurs de la série de façon plus ou moins fidèle : Han Solo, James Bond, Leelou du Cinquième Elément (Leelou Dallas moulti-pass !), etc… A noter qu’on croise les personnages de Reflets d’Acide au détour d’une téléportation inopinée, une rencontre très amusante qui permet à Gloomy de poser une question que beaucoup doivent se poser : « C’est important que ça rime tout ce que vous dites ? ». Pas de réponse bien entendu, mais beaucoup de plaisir au cours de ce court croisement.

Mais la saga ne fait pas que disséminer dans les épisodes toutes ces références, elle intègre aussi certains personnages dans la trame même de l’histoire : Dark Vador incarne le vrai méchant de la saga, et les soldats de l’Empire sont lancés aux trousses de nos héros. L’univers de Star Wars est ainsi très présent dans le récit, mais reste en arrière-plan de la véritable intrigue, qui suit son cours malgré toutes les digressions qui entament le rythme de la saga. Après tout, le sérieux n’est pas le principal objectif de Nico & Matt les créateurs d’Adoprixtoxis, qui préfèrent augmenter le nombre de répliques idiotes débitées à la minute, pour notre plus grand plaisir ! Et pourtant derrière cet agglomérat de personnages navrants et pitoyables se cache une histoire intéressante à défaut d’être passionnante, un mystère terrible et le récit assez prenant de la fuite des héros souhaitant à tout prix quitter la planète maudite. L’histoire réserve également quelques rares passages plus sérieux, plus scientifiques, notamment quand des révélations arrivent sur l’étrange trou noir qui entoure Adoprixtoxis

Au final, la saga tient assez bien la route, même si elle n’est pas exempte de défauts (on a parfois du mal à comprendre ce qui se passe en l’imaginant) et se disperse malencontreusement à force de vouloir trop en faire dans la surenchère de comique. On prend quand même beaucoup de plaisir à écouter cette saga violemment drôle (l’humour référentiel est excellent, mais certaines doses d’humour scatologique ne plairont pas à tout le monde, car les « prouts » se succèdent sans fin), qui se sert bien de ses atouts pour nous charmer, des qualités situées principalement dans la personnalité attachante de ses personnages et dans la bande son, très réussie (les fans de Star Wars et Matrix seront servis), créant une ambiance réellement flippante et donnant du rythme à l’ensemble.

Notation : 7.5/10

16 épisodes parus, la série est en cours, bien que le rythme se soit considérablement ralenti depuis l’épisode 15. On trouve aussi sur le site quelques bonus et bêtisiers.
–> Pour se procurer les épisodes, c’est par là : www.adoprixtoxis.com/

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