Pour les fans absolus de la série Bleach, cette OST de la première saison est tout simplement indispensable. Car la musique est un élément indissociable du succès de Bleach, dont elle pose les bases de l’ambiance vraiment efficace grâce à ses élans sonores transmettant avec force une émotion débordante épisode après épisode…

Concerto pour un Shinigami

Compositeur : Sagisu, Shiro
Studio :
Ko Records
Licence :
Kaze (?)
Date de production : 18/05/2005
Durée : 1 CD / 25 pistes

Ce premier CD compile l’intégralité ou presque des musiques présentes sur la première partie de la série Bleach (comprenant les 62 premiers épisodes).
Pour renforcer le génial équilibre de dark fantasy moderne et de youth attitude qu’est l’ambiance de la série Bleach, cette sountrack se devait d’être à la fois cool et stylée, sombre et évocatrice. Composée par Shiro Sagisu (le compositeur de la bande originale de Neon Genesis Evangelion), celle-ci tient toutes ses promesses, tant elle habite la série, la peuplant de fantômes et d’esprits tantôt maléfiques, tantôt attendrissants qui virevoltent au son d’accords de guitare désincarnés, de choeurs éthérés et de mélodies électroniques inquiétantes.

De jolies petites mélodies fantaisistes interprétées au piano viennent adoucir l’ambiance très sombre créée par un morceau répétitif au point de vous vriller le crâne, installant une ombre pétrifiante dans l’esprit du spectateur, voila comment se résument la plupart des titres présents sur la bande originale de Bleach, en commencant par le premier morceau : On the precipice of defeat.

En effet chaque thème musical tient un rôle bien précis qui varie très peu durant l’anime, c’est le cas par exemple de Destiny awaits avec ses percussions et ses accords très réguliers qui précèdent les combats ou servent de pause pendant ceux-ci, suivis dans l’ordre chronologique par Heat of the battle (son utilité est décrite dans le titre, si ça ce n’est pas un morceau bien utile, arrachez-moi le bras !) qui rythme les affrontements entre les héros et leurs adversaires, toujours à coup de notes de synthé (trois ou quatre, pas plus, comme toujours, pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple).

Pour être toujours adaptée aux situations, toute la bande son est construite autour des thématiques abordées dans l’univers de Bleach, pour communiquer à l’auditeur les valeurs mises en évidence par les créateurs de la série et donner vie au manga en insistant sur son ambiance, son environnement.
Avec des pistes telles que comical world et oh so tired par exemple, on retrouve des percussions et flûtes mélées à des sonorités contemporaines pour un résultat assez tribal qui rattache la modernité de Bleach aux racines plus traditionnelles de ses thèmes ancrés dans la culture japonaise : les fantômes, figures récurrentes de l’horreur japonaise et qui font partie du quotidien des nippons qui sont très superstitieux et respectueux des esprits.

Bonus song : Track 12 – Nothing can be explained (vocal version)

On s’en rend très bien compte en suivant la série, les meilleurs morceaux sont ceux qui nous font ressentir ouvertement une certaine noirceur dévolue à un anime de fantômes, avec des sons et des bruits inquiétants qui nous imprègnent et nous terrifient, ils servent de thèmes pour l’apparition des Hollows et installent dès leur arrivée dans l’épisode une atmosphère dérangeante de mort, de décomposition, symbolisée par des voix modifiées au synthé qui semblent venir droit d’outre-tombe (notamment dans Creping shadows) ou des accords répétés à l’infini avec des arrangements déchirés et glauques qui nous transportent dans des catacombes ou une morgue tellement leur présence est écrasante lors des scènes de terreur provoquées par l’aspect immonde des Hollows : c’est le rôle de pistes comme Raw Breath of Danger et Enemy Unseen, qui portent bien leur nom. Nothing can be explained fait aussi partie de cette catégorie, avec un rythme entêtant et angoissant ;la version vocale qu’on retrouve sur le cd est une des airs les plus réussis du lot. Number One se classe dans le même tas, avec une version vocale funky et rock à la Tina Turner, un vrai lâchage de lest qui fait du bien au milieu de pistes souvent trop semblables.
Une des plus belles compositions est bien going home, simple petit air joué à la guitare acoustique, un ravissement pour les oreilles, une mélodie d’une poésie rare et qui réchauffe le coeur.
Les deux endings Life is like a boat par Rie Fu et Thank You par Home Made Kazoku sont tous deux très réussis, bien sélectionnés dans la masse des groupes japonais contemporains. Ils sont aussi agréables l’un que l’autre à entendre, le premier étant plutôt mélancolique et triste, alors que le second est un rap soft de qualité.

Bien entendu, ce score n’est pas exempt de ratages (le contraire se produit aussi, avec Blaze of the Soul Reaper, excellent arrangement de rock présent sur le score mais qui n’apparait jamais dans la série…) ou de morceaux qui passent inaperçus, comme catch 22, mariage assez ridicule de classique et de sons électro. Dans la catégorie « morceaux les plus ridicules » sont nominés : Never meant to belong, morceau insipide au possible (entre la musique d’ascenceur et les feux de l’amour) et Peaceful Afternoon, une musique de plagiste à mi-temps qui n’a aucune raison d’être dans la série.

La musique adoucit les hollows

Quand Bleach n’est pas comique, il sait se réveler assez sentimental, triste, presque déchirant, et les thèmes dévolus à cet effet ne font pas dans l’originalité mais dans l’efficacité : à l’instar de Will of the heart et de Requiem for the lost ones, on nous sert comme d’habitude de longs airs pesant et graves au piano ou au clavecin, qui ne sont pas désagréables à l’oreille, bien au contraire, mais qui n’apportent rien de nouveau et sont dénués d’âme. Elles jouent leur rôle sentimental, et c’est déjà bien suffisant. Elles ne suffisent pas évidemment à combler le manque de profondeur poétique que la caractérisation des personnages et les dialogues n’arrivaient déjà pas à produire, rendant les moments mélancoliques un peu mous et triviaux, alors qu’un peu plus de lyrisme et de nostalgie aurait fait du bien à la série.

On y trouve néanmoins des thèmes plus légers et entraînants qui correspondent aux accents humoristiques de la série : c’est le cas de head in the clouds, agglomérat de sonorités métalliques et synthétiques amusantes, ou encore de Ditty for daddy, thème de poursuite comique par excellence, destiné à alléger l’ambiance un peu pesante par des mélodies entraînantes à la basse et au violon (agrémentées de coups de sifflet).

Enfin n’oublions pas la version du générique d’entrée Asterisk par Orange Range, différente de celle présente au début des épisodes japonais, seuls quelques arrangements « rock » et un fond sonore doté de plus de profondeur ont été rajoutés, cette nouvelle version est celle qu’on retrouve sur l’adaptation française de l’anime.

Bonus song : Track 20 – storm center

Bilan : un bon premier CD dans l’ensemble, dense, avec ses bons et mauvais morceaux (certains passeront certainement à la trappe dès la première écoute), qui s’écoute toutefois avec plaisir au cours de la série, ou bien à part, pour les fans qui souhaitent retrouver l’atsmophère à la fois sombre et légère, belliqueuse et triste de la série. N’hésitez donc pas à vous la procurer, vous retrouverez des groupes phares de la J-Rock (tels Orange Range, Rie Fu, Home Made Kazoku), et dans l’ensemble l’écoute de ce CD est un bon prolongement au plaisir que vous procure un épisode animé de Bleach, et vous découvrirez certainement quelques nouvelles musiques qui vous auraient peut-être échappé au cours du visionnage, car vous pourrez enfin vous concentrer sur la musique, et uniquement sur la musique, qui est d’une très bonne qualité globale. Fans de Bleach, ouvrez grandes vos oreilles !

Notation : 7/10

> Liste des pistes du CD :
1. on the precipice of defeat
2. *�`
Asterisk�` TV version
3.
comical world
4.
oh so tired
5.
head in the clouds
6.
ditty for daddy
7.
creeping shadows
8.
raw breath of danger
9.
enemy unseen
10.
will of the heart
11.
requiem for the lost ones
12.
Nothing Can Be Explained
13.
burden of the past
14.
destiny awaits
15.
catch-22
16.
heat of the battle
17.
blaze of the soul reaper
18.
battle ignition
19.
never meant to belong
20.
storm center
21.
Number One
22.
going home
23.
Life is Like a Boat for TV EDIT FAST ver.
24.
peaceful afternoon
25.
Thank You!! TV version

3 Thoughts on “Bleach – OST 1

  1. Combien durent en moyenne ces musiques ?

  2. Entre 1 et 3 ou 4 minutes selon les morceaux, pour une trentaine de minutes environ quant à l’ensemble de la bande originale.

  3. Pourquoi bcp de ost ke on entend dans les episodes ( les plus bo biensur ) ne figure dans aucun des soundtracks ?? Comment les trouver ?

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