A l’occasion de sa sortie en France le 06 février 2008, présentation de Brave Story. Tiré du best-seller de Miyuki Miyabe, une romancière trés populaire, et réalisé par Koichi Chigira, connu pour son travail sur Full Metal Panic, Gate Keepers et Last Exile, le projet Brave Story disposait dès le départ des bases primordiales pour accoucher d’un produit fini de qualité…

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  • Genre : Heroic Fantasy : Fantastique
  • Auteur : Miyuki Miyabe (roman)
  • Studio : Gonzo
  • Année de production : 2006
  • Licence : Non
  • Durée : 1 film x 1h52min



bravestory02.jpgSorti le 8 juillet 2006 au Japon, Brave Story est un film d’animation qui a rencontré un succès plus que correct chez les nippons. Tiré du best-seller de Miyuki Miyabe, une romancière trés populaire, et réalisé par Koichi Chigira, connu pour son travail sur Full Metal Panic, Gate Keepers et Last Exile, le projet Brave Story disposait dès le départ des bases primordiales pour accoucher d’un produit fini de qualité… Le résultat est agréable à regarder, sans pour autant être le film de l’année.

¤¤¤ Synopsis :
Wataru et Katchan, deux garçons d’une dizaine d’années, décident de tester leur courage dans une maison en construction réputée hantée en y entrant à la recherche d’un fantôme. Effrayés par un chat, ils s’enfuient et finissent par se séparer, mais Wataru glisse sur une étrange bille fluorescente. Abasourdi, il voit apparaître un garçon encapuchonné qui lui reprend la bille et disparaît dans une énorme porte lumineuse. Cependant Wataru n’est pas au bout de ses surprises, car cette évènement coïncide avec l’arrivée dans son école d’un nouvel élève, Ashikawa. Son allure étrange et arrogante vont vite lui attirer des ennuis et des voyous vont décider de le bizuter, heureusement Wataru le retrouve et l’aide avant de s’apercevoir qu’il a des pouvoirs magiques… Voyant là une occasion de sauver sa famille accablée par les coups du sort, Wataru décide de le suivre dans le monde de Vision afin d’obtenir l’aide de la déesse du Destin.

¤¤¤ Critique de la rédaction :
Quand le monde imaginaire et innocent des enfants entre en collision avec l’impitoyable réalisme de celui des adultes, voici le pitch d’une histoire telle que Brave Story. Le héros n’est bravestory.jpgautre qu’un enfant qui tente de fuir une dure réalité familiale par tous les moyens. Alors que son quotidien se détruit à vitesse grand V, il se voit offrir une possibilité séduisante de changer son destin et de recouvrir un semblant de bonheur en passant une véritable épreuve de courage.
D’un principe assez semblable à celui du Voyage de Chihiro : franchir une porte (quel que soit son aspect, on peut même remonter dans la symbolique jusqu’à Alice au Pays des Merveilles, pourquoi changer une recette qui a si souvent fait ses preuves ?) nous entraîne dans un voyage fantastique et initiatique, et les choix ainsi que les actes du héros auront une influence sur sa vie et lui permettront de se découvrir. Il devra apprendre comment faire face, quand on est un enfant au regard innocent, aux problèmes de ses parents ? Avec une certaine franchise et une fraîcheur pleine d’espoir, l’auteur essaie de nous enseigner les vertus de l’honnêteté autant envers soi-même qu’envers les personnes qui nous entourent.

Sur un plan strictement technique, le film présente un character design assez réussi, l’animation moderne et fluide est secondée par une 3D de bonne qualité mais l’ensemble n’est pas toujours assez subtilement imbriqué pour donner l’effet de crédibilité souhaité. Pour être plus clair, les personnages ont trop souvent l’air d’avoir été superposés sur le décor comme des pantins désarticulés et le résultat est moyen, dommage car les arrières-plansbrave-s.jpg sont plutôt de bonne facture et les couleurs varient bien entre les tons ternes et plus vifs selon la thématique des scènes.

Brave Story oscille constamment entre heroic fantasy banale de jeux vidéos (une épée magique, des artefacts à récupérer pour terminer la mission, un héros trés faible mais aidé par tout le monde…) et épopée fantastique avec une plongée dans un univers onirique qui émerge par moments au milieu d’un désert d’ennui, grâce à quelques fulgurances bienvenues quand, par miracle, la musique se révèle grandiose, les monstres ridicules deviennent impressionnants et les morceaux de bravoure pleuvent. Effectivement, quand tout converge dans la bonne direction, Brave Story s’extirpe de la monotonie ambiante et arrive à nous surprendre trés agréablement.

Mais au bout du compte on est loin de la poésie qui s’exhale de l’atmosphère d’un Miyazaki ou du parfum d’aventure d’un Star Wars : Episode 1 dont on reconnaît quelques inspirations de-ci de-là. La sauce ne prend pas car il ne se crée qu’une empathie partielle entre le film et le spectateur, le script est trop prévisible et on a le droit à la revue en ordre de toutes les étapes monotones de l’initiation du héros, les personnages secondaires sont trop plats voire inutiles et le doublage assez moyen n’arrange rien… Le film se révèle tout de même plus inspiré dans sa deuxième partie et se laisse regarder, même si la fin aurait pu et dû être mieux mise en avant car elle parle de l’enfance de façon sérieuse et concernée et défend de belles valeurs de courage et d’amitié.

Une petite aventure plaisante à regarder, peu convaincante et sans grande prétention, cependant assez efficace pour se détendre et se laisser emporter dans ce monde fantastique pendant 2 petites heures.

Sachez que le roman a été adapté en manga par Yoichiro Ono (15 volumes parus) sous le titre : Brave Story, Retelling of a Classic Story, qu’on attend le résultat avec impatience dès qu’un éditeur aura décidé de le sortir en France et que le film devrait suivre le mouvement et être distribué dans la foulée.

Notation : 6.5/10
> Un manque de densité dans la narration, un doublage trop banal, restent quelques rares morceaux de bravoure.

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