Drama bien plus adulte et sérieux que ceux présentés précédemment, Sapuri (2006) traite de l’entrée des jeunes japonais dans le monde du travail et de l’univers impitoyable de la publicité.

Ishida Yuya est un jeune homme sympathique et désinvolte qui profite de la vie de petits boulots en petits boulots. Minami Fujii est une publicitaire acharnée et renfermée dont la vie sociale est asphyxiée par le travail. Ces deux destins qui n’ont à priori rien en commun vont se croiser par hasard au détour d’un portable oublié dans le train…

 

 

♦ Genre : Comédie Romantique / Vie quotidienne

 Drama bien plus adulte et sérieux que ceux présentés précédemment, Sapuri (2006) traite de l’entrée dans le monde du travail et de l’univers impitoyable de la publicité.

¤¤¤ Synopsis :
Ishida Yuya est un jeune homme sympathique et désinvolte qui profite de la vie de petits boulots en petits boulots. Minami Fujii est une publicitaire acharnée et renfermée dont la vie sociale est asphyxiée par le travail. Ces deux destins qui n’ont à priori rien en commun vont se croiser par hasard au détour d’un portable oublié dans le train par Yuya. Voyant ce téléphone abandonné sur une banquette se mettre à sonner, Minami va y répondre et faire la connaissance d’un jeune homme qui souhaite qu’elle vienne lui rapporter son téléphone car il doit se présenter à un entretien. Exaspérée par son comportement, elle lui raccroche au nez et laisse le portable aux objets trouvés de la gare. Un peu plus tard à l’agence de publicité, plongée dans son boulot, elle entend tout à coup une sonnerie qui lui semble familière…

¤¤¤ Critique de la rédaction :
 Sapuri n’est pas une série hors du commun, plutôt une sympathique tranche de « vie quotidienne » qui se laisse regarder facilement pour passer un moment agréable mais qui a le mérite d’attaquer le sujet vu et revu du triangle amoureux sous un angle plus mature et intéressant que la plupart des dramas et animes : la passion débordante d’un adolescent pour une femme plus agée qui, à déjà 28 ans fait partie de ces femmes d’affaires qui n’ont plus beaucoup de temps pour se chercher un mari.
En effet à travers l’oeil curieux et observateur d’un jeune stagiaire dynamique qui intègre le monde du travail, on est plongé dans l’univers captivant de la publicité avec toute sa vitalité, sa dureté et son esprit de compétition. Les rebondissements s’enchaînent à la même vitesse que les idées fusent dans l’esprit enfiévré d’un publicitaire et la forte personnalité du héros (Kazuya Kamenashi, qui a mûri depuis Nobuta wo Produce et se révèle encore meilleur) ainsi que son contraste avec le caractère posé et pragmatique de sa partenaire féminine (la belle Misaki Ito, bien plus « humaine » et naturelle que dans Densha Otoko) donnent un certain charme à la série.

On prend beaucoup de plaisir à suivre l’impact de l’intrusion d’Ishida Yuya dans la vie et le travail de ses collègues dont il va bouleverser la routine aussi bien dans le cadre des relations professionnelles pour certains que dans le milieu familial pour son patron, le processus de création d’une publicité est plutôt bien rendu et trés intéressant (surtout le rythme ahurissant de travail fourni par les cadres japonais) et les relations qui se nouent petit à petit entre les différents personnages sont amusantes et légères (on n’échappe pa s bien sûr aux habituels quiproquos, trahisons et badinages amoureux).

Le triangle amoureux (qui est même souvent un rectangle voire plus à l’occasion…avec la participation active entre autres de l’inquiétante Ryo, vue dans Alive) a son interêt mais à tendance à devenir répétitif, le plaisir qu’il procure est assez irrégulier et au final le côté romantique est un peu moins bien réussi que l’environnement professionnel car on finit par tourner un peu en rond.
Sapuri est donc une série sans prétention, agréable et facile à suivre, qui ne fait pas partie des meilleurs dramas mais qui gravite avec aisance dans un univers encore assez méconnu du spectateur occidental : le monde du travail japonais est ici bien développé et accessible, on se rend compte que ce monde si souvent décrié a su se dégager de certains clichés mais en a aussi gardé d’autres (je vous laisse le plaisir de les découvrir par vous-mêmes).

Tout cela en plus d’une jolie petite histoire d’amour, d’une trés bonne prestation générale des acteurs et de la naissance d’une vocation chez le jeune héros (et peut-être chez le spectateur) qui nous transmet la force de sa marche en avant déterminée font de Sapuri une série idéale pour se changer les idées sans trop se fatiguer à réfléchir.

Sapuri : 11 épisodes, série non licenciée

Notation : 7/10
> Une plongée fascinante dans l’univers de la pub nippone, sinon rien de bien original, les scènes de tendresse sont ratées.

Bonus clip : Trailer – « Your Smile » (non disponible)

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