Densha Otoko est l’un des dramas japonais les plus célèbres, il est sorti en 2005 et a connu un grand succès sous de nombreux supports (roman, manga, film, drama), notamment dû à la polémique sur la prétendue véracité de l’histoire.

Yamada est un « otaku » jusqu’au bout des ongles (et même jusque sous la peau…). Il est puceau, débraillé, affreusement timide et mal à l’aise avec les femmes et passe le plus clair de son temps sur son ordinateur. Mais un soir dans le train sa vie va basculer. En effet il aperçoit assise en face de lui la plus belle femme qu’il ait jamais vu. Yamada va réussir à la sauver (plus ou moins…) des griffes d’un vieil alcoolique un peu trop pressant…

♦ Genre : Comédie romantique / Vie quotidienne

 Densha Otoko est l’un des dramas japonais les plus célèbres, il est sorti en 2005 et a connu un grand succès sous de nombreux supports (roman, manga, film, drama), notamment dû à la polémique sur la prétendue véracité de l’histoire.

Yamada est un « otaku » jusqu’au bout des ongles (et même jusque sous la peau…). Il est puceau, débraillé, affreusement timide et mal à l’aise avec les femmes et passe le plus clair de son temps sur son ordinateur et à traîner avec ses potes « otakus » dans Akiba (Akihabara, le quartier de Tokyo consacré aux mangas, jeux vidéos, etc…) pour s’extasier sur les jeunes « Seiyuu » (doubleuses voix) de ses animes préférés. Yamada est vraiment pitoyable, et les gens le considèrent comme un parasite (même sa sœur le déteste).

Mais un soir dans le train sa vie va basculer. En effet il aperçoit assise en face de lui la plus belle femme qu’il ait jamais vu, une demoiselle angélique et parfaite en tous points qui lui paraît bien entendu totalement inaccessible. Galvanisé par ce coup de foudre, Yamada va réussir à la sauver (plus ou moins…) des griffes d’un vieil alcoolique un peu trop pressant. Complètement bouleversé par cet incident, le jeune homme va confier en rentrant sa rencontre et son exploit sur un forum de célibataires. Le surlendemain, il reçoit un cadeau de remerciement de la part de la jeune femme. Prêt à tout pour poursuivre ce rêve, Yamada pourra compter sur l’aide de ses compagnons d’infortune pour devenir un homme capable de conquérir la belle « Hermes« .

Bonus song : OP – Twilight (Electrical Light Orchestra)

Densha Otoko est une série débordante de sentiments et d’émotions dont le principal atout est l’extraordinaire empathie solidaire qui se met en place entre Yamada et les participants (les accros plutôt…) du forum. Ceux-ci sont trés nombreux, diversifiés et nous montrent des caractères très réactifs à chaque nouvelle situation, balançant constamment entre l’aide, le dévouement, la remise en question et l’abandon. Ces scènes hilarantes qui font se succéder les interlocuteurs à la vitesse du son sont particulièrement bien réalisées et constituent le  schéma qui ajuste le rythme de la série (pour contrôler les réactions et relancer l’intérêt du spectateur à chaque nouvelle étape de la relation entre « Densha » et « Hermes« ); une très bonne idée donc même si à la longue elles paraissent trop répétitives et envahissantes (voire interminables).

Si le pitch ressemble trait pour trait à un conte de fées modernisé (« Densha » serait le crapaud répugnant et « Hermes » la jolie princesse enfermée et menacée par de nombreux dangers…), l’environnement scénaristique du « drama » est très riche, rempli de rebondissements émouvants (les scènes burlesques et celles plus déchirantes s’enchaînent sans jamais nous laisser le temps de souffler) et d’une analyse trés poussée des petits traumatismes quotidiens de la société japonaise : la pression sociale, les conditions de travail, les mariages arrangés, le divorce, le harcèlement, la famille…

La performance de l’acteur qui tient le rôle de Yamada, (Atsushi Ito), est impressionnante dans sa composition du gentil « otaku » tellement il porte la série sur ses épaules, Saori est un peu trop « plate » dans son jeu (Misaki Ito, visible aussi dans Sapuri) car traitée comme une « poupée intouchable », même si sa beauté irradie et que le rôle lui correspond vraiment, et les seconds rôles sont intéressants et bien campés (entre autres stars Miho Shiraishi qui joue aussi dans Sapuri, Eriko Sato l’héroïne du film Cutie Honey et la superbe Horikita Maki à l’affiche de Kurosagi et Nobuta wo Produce).

Précipitez-vous donc sur Densha Otoko, qui vous fera vivre une expérience humaine et amoureuse rafraîchissante et originale, sublimée par son anti-héros fragile et attachant (il en fait parfois un peu trop, mais c’est là tout le charme de la série). Malgré quelques défauts (quelques longueurs surtout) un peu dérangeants, ce « drama » vous passionnera à coup sûr.

Fortement conseillé aux célibataires désabusés et à tout ceux qui croient encore au pouvoir de l’amour (comment ça ce sont les mêmes ? mais non les couples heureux seront aussi séduits par cette attachante série).

A regarder avec un grand sourire.

Densha Otoko : 11 épisodes (+1 spécial avec les commentaires des acteurs)


+ 1 double épisode « spécial deluxe » (1h30) avec une proposition de mariage en perspective et une nouvelle menace qui se dresse entre Densha et Hermes !!!

Notation : 8.5/10
> Une réalisation imparfaite mais pleine de bonnes idées, une puissance émotionnelle débordante, un scénario un peu redondant sur la fin.

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