Avant GTO, il y avait Young GTO… Les fans du GTO de Toru Fujisawa et de son héros cultissime pourront ici trouver la génèse, ou la jeunesse si vous préférez de son protagoniste favori Eikichi Onizuka, vedette de la plus grande partie de son oeuvre et personnage qui a marqué à jamais le monde du manga. Il partage ici l'affiche avec son ami Ryuji et ils forment "l'Onibaku Combi", un duo de voyous qui règnent sur le lycée de Shonan…


 

  • Genre : Comédie scolaire / Baston
  • Auteur : Toru Fujisawa
  • Studio : J.C Staff
  • Année de production : 1994-1997
  • Licence : Non
  • Nombre d'épisodes : 5 OAV x 50 min

shonan-early.jpgLa toute première question qu'on se pose avant même de s'atteler au visionnage de Young GTO, c'est… mais pourquoi ? POURQUOI ? pourquoi s'être contentés de réaliser 5 OAV, somme toute longs (50 mins chacun) pour adapter le manga culte de Toru Fujisawa (30 volumes !), alors que sa suite toute aussi culte GTO bénéficie d'un traitement bien plus valorisant ? (43 épisodes). Cette option prise par les producteurs peut-elle se révéler suffisante?

¤¤¤ Synopsis :
Avant GTO, il y avait Young GTO
Eikichi Onizuka et Ryuji Danma formaient l'Onibaku Combi, le duo indestructible de bagarreurs invétérés qui règne sur le lycée Kyokuto de Shonan. Leur comportement ne leur attirant que des ennuis, ils ne tardent pas à être renvoyés pour cause disciplinaire. Leur quotidien n'est en effet qu'un cycle infernal de bagarres sanglantes avec les caïds du coin pour prendre le contrôle de Shonan, de rateaux infligés par les jolies filles et de sêchage de cours…
A 15 ans, obsédés par une libido à son apogée, ils décident d'abandonner enfin le look "yankee" pour se lancer dans une nouvelle mode et jouer les beaux gosses sérieux pour arriver enfin à séduire les filles.
Mais les évènements sont contre eux et la recrudescence de la violence dans le quartier va les obliger à démontrer une fois pour toutes la puissance de l'Onibaku Combi.

¤¤¤ Critique de la rédaction :
Ryuji Danma et Eikichi Onizuka, c'est l'Onibaku Combi. L'Onibaku Combi, c'est la classe. Mais derrière la classe il y a… le désespoir de la virginité…et encore plus loin il y a le ridicule, le ridicule de la transformation de légendaires voyous violentaires en minets minaudant…
Voici la recette infailliblement burlesque de Young GTO, qui repose dans le contraste inhérent aux caractères de nos deux héros qui, malgré leur nouvelle apparence, ne peuvent réprimer leurs instincts bagarreurs dès qu'une petite occasion se présente.

Volontairement déjanté et vulgaire, Young GTO s'efforce de conjuguer les difficiles réalités qui touchent les jeunes ados japonais avec des situations imprévisibles dans lesquelles seuls Eikichi et Ryuji arrivent à se fourrer malgré eux. En effet tous les moyens sont bons pour séduire une fille ! et ces jeunes lycéens (le mot lycéen étant à peine approprié pour eux vu le pas de cas qu'ils font de leurs études) qui se prennent rateau sur rateau ou jouent deshonan-4.jpg malchance nous le démontrent à grands coups de plans dragues foireux de chez foireux et de dénouements cocasses. Toutefois l'amour sait toujours jouer les perturbateurs là où l'attend le moins…

Quiproquos, double-jeu et valse des sentiments sont aussi les maîtres-mots des cette comédire scolaire à l'esprit inimitable, car ce shonen clairement orienté baston d'un côté a aussi un coeur de l'autre. Le génie de Fujisawa fait le reste, avec une profondeur de propos et une subtilité surprenantes servies par une bonne caractérisation des personnages qui sont bien plus complexes qu'ils n'en ont l'air et trés charismatiques.

Ils sont mis en images avec un character design assez réussi, même si assez fluctuant (nos deux héros sont presque méconnaissables sur quelques images, assez rares ne vous inquiétez pas) et une déception notable est celle de Ryuji qui n'a pas dans les premiers épisodes un charisme aussi flamboyant que dans le manga, mais des petites corrections sont heureusement effectuées par la suite. Outre les dessins de bonne qualité pour l'époque, l'animation est efficacement utilisée et permet une mise en scène originale des bastons. L'ensemble du "kit graphique" reste toutefois assez limité et répétitif.
L'ambiance stylée est du même acabit que la musique : ultra kitsch sans pour autant être désagréable.
shonan.jpg Petit point tendancieux à souligner : le doublage, car les voix de nos deux héros paraissent un peu trop "adultes" pour des lycéens de 15 ans particulièrement immatures. Leur accent et leurs intonations typiques des délinquants de shonan sont eux trés réussis et hilarants.

Fans de GTO ou pas, on ne va pas cracher sur un bon OAV, même si la série est trop courte et qu'elle rassemble uniquement les moments forts du manga en sacrifiant un peu le déroulement de l'histoire et la réflexion sur l'évolution des personnages au profit de l'action brutale et des morceaux de bravoure.
N'hésitez

donc pas à vous précipiter sur ces OAV au moins pour assister à la génèse d'une légende et d'une amitié inaltérables.
Totalement affligeant et savoureusement irrésistible à la fois. (Quoi ? t'es pas jouasse ?)

Notation : 7/10
> Un character design détaillé et assez original, et malgré un doublage inégal, vive L'Onibaku Combi !

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