Adaptation animée du célèbre manga de Oh Great ! (voir article sur Air Gear), Enfer et Paradis est une série qui mèle comédie romantique lycéenne et arts martiaux.
« Todo Gakuen« , l’académie des arts martiaux, est un établissement scolaire trés coté basé sur le principe « sports-études » mais les sports qui y sont enseignés ne concernent que le combat. Seul un club résiste à la dictature scolaire, celui du Ryuken dirigé par Natsume Maya…



Genre : Arts martiaux / Drame

 Adaptation animée du célèbre manga de Oh Great ! (voir article sur Air Gear), Enfer et Paradis est une série qui mèle comédie romantique lycéenne et arts martiaux.

« Todo Gakuen« , l’académie des arts martiaux, est un établissement scolaire trés coté basé sur le principe « sports-études » mais les sports qui y sont enseignés ne concernent que le combat. Les enseignants sont aussi des maîtres en arts martiaux et font régner une discipline de fer dans ce lycée qui perpétue une longue tradition de l’apprentissage des arts du combat dans leur forme la plus pure et qui rassemble les meilleurs jeunes pratiquants de tout le Japon.

Cependant l’académie est soumise à un régime despotique coercitif organisé par un ordre d’étudiants (principalement de troisième année) doté d’un pouvoir absolu qui fait régner un climat de violence pour préserver l’intégrité de l’académie : les « éxécuteurs ». Seul un « dojo » (salle d’entraînement réservée à un art martial), celui du « Ryuken » dirigé par Natsume Maya et son apprenti Takayanaga Masayuki, résiste à cette dictature scolaire car tous les clubs qui ne sont pas approuvés par l’ordre sont interdits et « arrachés comme des mauvaises herbes ».

C’est dans ce climat explosif qu’arrivent deux nouveaux élèves, Bob et Nagi, deux voyous qui dès le premier jour décident de faire régner la terreur pour s’imposer dans le lycée en dérouillant tous les élèves qui se trouvent sur leur chemin. Ce qu’il ne savent pas encore c’est que leur entrée fracassante va réveiller la colère des « éxécuteurs » qui se préparent à exercer une répression ultra-violente… Au même moment arrive une autre nouvelle élève, Natsume Aya, la petite soeur de Maya, qui va bouleverser en quelques instants la vie de deux de nos héros par sa beauté et sa candeur de petite princesse insouciante, mais de deux manières trés différentes…

Comment les deux voyous vont-ils s’en sortir face à la vengeance des éxécuteurs ? Que va-t’il arriver au club de « Ryuken » ?

Bonus song: OP – Bomb a Head ! (V)

Tenjo Tenge est une série originale et passionnante, où l’équilibre entre combats et romance fait merveille, avec un idée de départ bien exploitée, un style trés moderne et qui tranche dans le vif avec des scènes d’action impulsives et des combats spectaculaires, un mélange entre attitudes « fashion » et l’esprit ancestral des arts martiaux, mais qui s’avère trés vite n’être qu’une façade.

En effet sous la surface des premiers épisodes se cache un univers impitoyable et sanglant qui met en scène le bien, le mal, les énergies secrètes des arts martiaux et le grand mystère qui nous dépasse enfoui dans les tréfonds de l’Académie de Todo. On assiste dès lors à un déchaînement sombre et violent, presque malsain (heureusement bien allégé par de nombreuses scènes comiques) car malgré le jeune âge des étudiants les rivalités entre clans mèlent toujours amour et trahison, allant parfois jusqu’au désir de meurtre.

Enfer et Paradis est donc une série à ne pas mettre en toutes les mains (pour « public averti » donc) mais surprenante et bien plus complexe que ne le laisse paraître son pitch original. Comme souvent le grand défaut de l’anime est dû au fait que le manga ne soit pas encore terminé (12 volumes déjà parus en France) donc le récit n’est pas vraiment terminé à la fin des épisodes et on reste sur sa faim avec une impression d’inachevé un peu trop flagrante et aggravée par l’utilisation assez mal gérée des flash-backs qui finissent par prendre le pas sur l’histoire originale et donner une narration trop décousue.

La série reste tout de même une réussite sur de nombreux plans et vous procurera de bons moments garantis par le génie artistique et visuel de l’auteur.

Bonus song : ED – Aishitene Motto (Aiko Kayou)

Tenjo Tenge, 24 épisodes + 2 OAV (qui prolongent un peu le plaisir mais ne constituent toujours pas de véritable fin).

Notation : 8/10

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Post Navigation