Une histoire de samouraï telle que l’ont n’en avait jamais vu, une animation incomparable, une musique excellente, un scénario loufoque, Samouraï Champloo ne peut pas passer inaperçue. Produit par les Studios Manglobe, une nouvelle édition intégrale est sortie le 24 Janvier 2008.

Une œuvre magnifique


Genre : Arts martiaux / historique / humour
Réalisateur : Shinichirô Watanabe
Studio :
Manglobe, Fuji TV
Année de production : 2004
Licence :
Dybex
Durée : 26 x 24 mins


Si il fallait résumer cet anime en une seule phrase, je reprendrais cette citation d’Aristote : « Il n’y à point de génie sans un grain de folie », et dieu sait si Samouraï Champloo est génial.

Premier-né des studios Manglobe (aussi connu pour Ergo Proxy) paru en 2004, Samouraï Champloo peut être décrit comme un road-movie se passant en pleine période Edo. Trois personnages, la serveuse Fuu et ses deux « gardes du corps », Mugen et Jin, traversent le Japon à la recherche d’un Samouraï à l’odeur de Tournesol.

Le scénario parait vide ? Et bien détrompez-vous, il ne l’est absolument pas. L’intérêt scénaristique de cet anime n’est pas uniquement dans la trame principale, mais surtout dans le passé de nos trois compères. Au fur et à mesure que ces derniers avancent dans leurs périples, ils se retrouvent souvent nez à nez avec de vieilles connaissances qui leur rappellent des souvenirs.

Comme pour Cowboy Bebop, un anime décrivant les aventures d’un groupe de chasseurs de primes à l’ère des vaisseaux spatiales, Shinchichiro Watanabe utilise la trame principale comme prétexte pour mettre en avant les origines et les caractères des personnages principaux.

Les personnalités des trois principaux protagonistes se complètent. En effet, Mugen se distingue par sa fougue, son côté désinvolte et de temps à autre, par sa bêtise. Il est en opposition totale avec Jin qui se montre bien plus réservé et sérieux. Pour cela, les rapports qu’entretiennent Mugen et Jin (en tout cas tout au début) sont conflictuels. Fuu, comme prise en sandwich entre ces deux gorilles, les empêchent de s’entretuer.

Toujours au niveau du scénario, ce qui distingue Samouraï Champloo de tous les autres animés de samouraïs, ce sont les rebondissements. Fuu, Jin et Mugen se retrouvent à chaque fois comme parachutés dans des suites d’actions imprévisibles, parfois loufoques, mais toujours surprenantes.

Graphiquement, le dessin est beau, mais étrange. Les personnages sont volontairement disproportionnés tout comme pour « GetBackers ». Ils n’en restent pas moins charismatiques. Là encore, les différences de caractère se retrouvent. Les cheveux ébouriffés de Mugen s’opposent aux lunettes et à la queue de cheval de Jin. Les arrière-plans sont toujours soignés nous donnant ainsi l’impression que les personnages se déplacent dans de magnifiques tableaux. Le trait est vigoureux, augmentant ainsi l’expression des visages.

L’animation… L’animation… C’est sans aucun doute le point fort de l’anime. En un mot, je n’ai jamais vu pareille réussite. Les combats sont à couper le souffle et se distingue par leurs fluidités. Chaque personnage possède d’ailleurs son style de combat propre et donc, une animation qui lui est propre. Ainsi, l’animation qui entoure les combats de Mugen met en avant les torsions du corps (ses combats sont inspirés de la capoeira). Pour Jin, tout se jouera en un trait (c’est-à-dire un coup d’épée) et le travail d’animation consistera à le rendre le plus précis possible.

Enfin, l’environnement musicale de Samouraï Champloo est lui aussi excellent. Des groupes de hip-hop japonais tels que Nujabes, Tsuchie et Force of Nature ont participé à cette magnifique bande-son. Musiques psychédéliques, rap et beat-box se mêlent de manière cohérente et accompagnent les héros dans leurs périples.

En conclusion, Samourai Champloo est un anime qui ne vous laissera pas indifférent. La musique, l’animation, le dessin et le scénario forment une œuvre à part entière et son unique faiblesse, pour autant que s’en soit une, est son manque de fiabilité historique.

Bonus song : Opening – Battlecry par Nujabes feat Shingo

Notes:

  • Graphismes: 9.0
  • Réalisation: 9.5
  • Scénario: 8.5
  • Puissance: 9.5
  • Musique: 9.0

Moyenne: 8.9

Une pure merveille, à ne rater sous aucun prétexte.

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