Raimuiro Senkitan est un anime hybride à connotation militariste sorti en 2006, mélant ecchi, SF, harem, mechas, et conflit historique, un sacré capharnaüm en quelque sorte, un anime héritier en droite ligne de la grande tradition des sentaï / mechas féminins (sentaï = série mettant en scène des héros pouvant se transformer ou utiliser des pouvoirs), avec la particularité…


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  • Genre : Comédie / SF / Méchas
  • Réalisateur : Suzuki, Akira
  • Studio : Soft Garage, Elf, KSS
  • Année de production : 2003
  • Licence : Non
  • Durée : 13 x 25 mins + 2 OAV


 Raimuiro Senkitan
est un anime hybride à connotation militariste sorti en 2006, mélant shojo, ecchi, SF, harem, mechas, et conflit historique, un sacré capharnaüm en quelque sorte…

Une légende de l’ère Meiji (1868-1912) raconte que 5 jeunes filles ont autrefois protégé le Japon contre les puissances belliqueuses qui l’entourent, et qu’elles sont devenues les gardiennes de l’archipel nippon… L’histoire commence bien plus tard, en pleine campagne, où Shintaro, un jeune homme bien sous tous rapports, va faire bien malgré lui, au hasard de sa marche dans les bois, la connaissance de plusieurs jeunes filles (5 en tout…) au caractères trés différents mais qui ont le point commun d’être toutes particulièrement candides voire agaçantes. Quand Shintaro arrive enfin à destination, l’école pour filles d’Amanohara, quelle n’est pas sa surprise alors qu’il se rend compte que son nouveau poste d’enseignant est situé dans une base secrète souterraine et que ces jeunes filles étourdies sont apparemment ses futures élèves ! Le pauvre est un peu dépassé par les évènements, surtout que leur comportement n’arrange pas les choses…

Quel est le secret de cette école ? Pourquoi a-t’il vu un étrange cuirassé abandonné tout près d’ici et pourquoi a-t’on fait appel à lui malgré son lourd passé ?

Raimuiro Senkitan est un anime héritier en droite ligne de la grande tradition des sentaï / mechas féminins (sentaï = série mettant en scène des héros pouvant se transformer ou utiliser des pouvoirs), avec la particularité intéressante que les mechas sont ici contrôlés par la pensée. Derrière ces héroïnes trés sexy et moulées dans des uniformes de marin remis au goût du jour (vive le cosplay et le fan service, et puis après tout on a l’habitude alors on ne va pas se mettre à râler !) se cache la volonté à peine déguisée de faire briller une fois encore la puissance et la supériorité de l’armée japonaise (fierté de toute une nation qui n’est plus aujourd’hui qu’un lointain souvenir). Ce parallèle est tout de suite visible dans Raimuiro Senkitan dès l’introduction, avec cette nostalgie ostentatoire de l’impérialisme japonais sous l’ère Meiji et la récupération à peine justifiée de l’ennemi héréditaire de l’époque : la Russie.

Si le fond ne montre rien de bien nouveau (militaires + mechas = univers fortement manichéen), le scénario possède aborde tout de même nombre de points intéressants, notamment la situation du héros rattrappé par son passé et l’évolution de ses relations avec ses jeunes étudiantes, avec un soupçon d’ingénuité de leur part qui sert bien souvent (heureusement) à arrondir les angles.

Raimuiro Senkitan sait aussi se montrer mystérieux, humaniste, drôle et attendrissant entre les scènes d’action, une bonne humeur qui finit d’ailleurs par prendre le pas sur la courte durée reservée au combats. Ceux-ci sont plutôt bien réalisés même si un peu répétitifs, mais le niveau graphique et technique est plus que satisfaisant. Le « character design » est réellement agréable (les filles sont trés jolies, et le reste aussi) et tend à rendre l’ensemble crédible (un peu…) et plaisant.

On aurait pu craindre après les premiers épisodes de sombrer dans le déjà-vu, mais Raimuiro Senkitan sait se montrer digne de ses prédecesseurs et participe à sa manière au renouvellement du genre SF par sa combination des genres les plus prisés et répandus au Japon autour d’un thème à succès : « les jeunes filles combattantes avec des mechas » (et sexy, en option avec le GPS…), même si ses ambitions sont modérées par son court format (13 épisodes).

Le rythme n’est pas déplaisant (bon pour se relaxer) et le côté harem est assez léger et cocasse (notamment les quiproquos habituels, toujours hilarants), l’ensemble tient la route sans jamais casser des briques mais vaut le détour. Facile d’accès, Raimuiro Senkitan se suffit à lui-même et ça fait du bien parfois !

Notation : 6/10

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