Encore un film ? la Toei souhaite faire mieux ou du moins essayer de se renouveler assez pour atteindre le succès et la qualité du premier film. Ici, Luffy et son équipage devront faire face aux terribles dangers qui les attendent sur la mystérieuse île de l’horloge…

Le retour du pirate empaillé


  • Genre : Aventure / Action / Comédie
  • Réalisateur : ?
  • Manga original : Oda, Eiichiro
  • Studio : Toei Animation
  • Année de production : 2001
  • Licence : Non
  • Nombre d’épisodes : 1 x 55 mins

Portés par le premier succès du premier opus et par l’ampleur que prend la série au Pays du Soleil Levant, le staff du studio Toei Animation se remet au travail pour nous livrer le deuxième film de la saga : Aventure sur l’île de l’horloge (Nejimaki Shima no Bouken). Une partie de l’équipe seulement est reconduite pour s’atteler à ce projet, comme par exemple le compositeur de la bande originale. Nonobstant, le reste de l’équipe est renouvelée, pour faire place à un autre réalisateur et un nouveau scénariste qui travaillent sur la série eux aussi, et on assiste de surcroît au changement du staff responsable du character design et de l’animation; dès lors l’objectif de l’entreprise est bien visible, la Toei souhaite faire mieux ou du moins essayer de se renouveler assez pour atteindre le succès et la qualité du premier film. En sont-ils capables ?
Cette fois-ci Luffy et son équipage devront faire face aux terribles dangers qui les attendent sur la mystérieuse île de l’horloge, dominée par les frères Card qui terrorisent la population. Calez-vous bien dans vos sièges, c’est parti pour une heure bourrée d’action et d’humour au cours de laquelle vos héros favoris frôleront la mort à de nombreuses reprises !

Bonus song : OST – Track 07 – Nejimaki Shima

¤¤¤ Synopsis :

Alors que Luffy et ses amis se prélassent sur la plage, savourant un repos bien mérité entre deux aventures trépidantes, voici que celle-ci vient justement à se manifester quand ils voient leur navire, le Vogue Merry, être volé sous leurs yeux… Partis à sa recherche, il se feront capturer par les frères Burodo, des voleurs de bas étage qui rêvent de réaliser un gros coup en dérobant la célèbre horloge de diamant. Après le kidnapping de Nami par les horribles frères Card, ils devront s’associer pour venir à bout des dangers de l’île de l’horloge.


¤¤¤ Critique de la rédaction :

Le changement de staff se ressent naturellement et directement sur les graphismes et l’animation. Néanmoins, à première vue, le rendu visuel de ce film ne paraît pas supérieur aux graphismes de la série. Les images sont en effet inégales, avec de bons côtés tels les visages des personnages, retravaillés, qui prennent donc une tonalité plus sérieuse et « adulte » ou encore de beaux arrière-plans accompagnés de décors inventifs et réussis (surtout la tour de l’horloge et son principe imaginatif, un pur émerveillement dans le plus pur style One Piece pour nos yeux ébahis), mais aussi quelques petits défauts dans les détails car on remarque régulièrement des erreurs ou des facilités dans le dessin ainsi qu’une animation saccadée et limitée de temps à autre. Rassurez-vous malgré tout, rien ne vous empêchera de profiter pleinement de ce film, l’ensemble étant toujours aussi jouissif à regarder rien que pour la qualité générale habituelle et les efforts fournis sur le character design, particulièrement sur les visages, très intéressants, sans oublier l’originalité de la caractérisation des frères Card, un bon point. De plus, quelques images de synthèse ont été ajoutées pour donner vie au mécanisme impressionnant de l’horloge géante, et le résultat est vraiment réussi.
A l’instar du premier film, la bande-son mèle du vieux et du neuf, les thèmes repris dans la série étant facilement identifiables parce qu’utilisés pour bien exprimer les tournants/moments charnières. Les nouveaux morceaux quand à eux, inspirés de l’esprit aventurier de One Piece, associant sonorités amusantes, airs mélancoliques et mélodies enjouées pleines de vitalité, meublent efficacement le fond sonore de ce second film, le rendant encore plus agréable à suivre. L’impact du final en est d’ailleurs grandement accentué, pas de doute, la musique est vraiment un atout dans One Piece, qui nous fait éprouver des sensations bluffantes qui nous touchent profondèment.

Bonus song : OST – Track 21 – Poroodo no Yuuki


Suite de couleurs et carré d’as

Des méchants très méchants et une île pleine de mystères : la recette du premier film est ré-exploitée sans vergogne, seuls certains des composants et ingrédients se trouvant changés : tout d’abord la technique, encore améliorée, avec une mise en scène des combats survoltée et soulignée par des plans obliques et dynamiques audacieux ainsi qu’une intrigue plus tragique et adulte. Paradoxalement, on retrouve bien des similitudes avec le premier opus, dont un gamin témeraire qui ne s’attire que des ennuis, un boss final assez semblable (le Bear King, sorte de mastodonte à l’aspect animal qui rappelle El Drago le vilain du premier film), la création d’une arme surpuissante pour régner sur les mers, l’exploitation d’un peuple… Un brin répétitif mais la sauce prend toujours aussi bien, c’est tout ce qui compte.
Bourré de scènes comiques et de combats, muni d’un scénario bien maîtrisé et prenant, riche en rebondissements et toujours porté par l’incomparable « effet One Piece » (mélanger aventure et fantaisie à la manière des Pirates des Caraïbes et autres Indiana Jones pour nous faire pénétrer dans un univers de fantasmagorie et d’émerveillement constant grâce à une inventivité et une explosivité de tous les instants), ce second film vient alimenter la machine à succès (un mécanisme impeccable digne des meilleurs horlogers ho ho ho… désolé) déjà amorcée par le premier.

Bonus song : OST – Track 29 – Diamond Rock

Du mystère, de l’aventure, un peu de « fan service » pour contenter les inconditionnels de la série et faire oublier le désormais cruel manque de renouvellement dans le comportement des personnages (au niveau des films seulement; en effet chacun doit combattre à son tour et ne jamais dépasser les limites de ce qu’il sait faire, ce qui s’explique par le fait que ces révélations sont reservées à la série), on peut dire que la Toei Animation a trouvé la recette miracle faire faire des petits à One Piece (démultiplier les pains restant le privilège de Luffy…).

Notation : 7/10

> Encore un film, une idée/volonté commerciale qui reste originale, plaisante et excitante ? Pas de quoi se plaindre, on en redemande !

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