Dans le futur, alors que la Terre a été surexploitée, les humains tentent de s’établir sur la planète Mars. Mais la situation n’est pas meilleure sur Mars que sur Terre, et très vite le chômage et les inégalités s’installent. Dans cet environnement explosif, une bande de pirates se bat contre l’autorité pour rétablir un semblant d’équité…

Règlement de comptes sur la planète rouge

Genre: SF, mechas
Réalisateur: Kunihiro Mori
Studio: BONES
Licence: Dybex

Année de production: 2004
Durée: 26×24 min

mars daybreak 2En 2004, la série Kenran Butoh Sai: The Mars Daybreak est confiée au réalisateur Kunihiro Mori, spécialiste du genre mechas (il travaille régulièrement en tant que storyboarder ou réalisateur sur diverses séries de l’univers Gundam). Mise en animation par le studio BONES, Mars Daybreak présente au premier abord toutes les promesses d’un anime d’anticipation tout à fait d’actualité; dans un futur proche, alors que le chômage sévit sur notre bonne vieille Terre, la planète Mars est sur le point d’être terraformée, ce qui donne un certain espoir pour les gens à la recherche d’une nouvelle chance. Pourtant, sur Mars ont été reproduites les mêmes erreurs, il y a toujours des riches et des pauvres, d’où l’existence d’une bande de pirates. Avec un point de départ excitant comme celui-ci, le spectateur est en attente d’un approfondissement de cet univers, mais ce n’est pas le cas, les créateurs de l’anime ayant préféré se concentrer sur une succession de combats sans instaurer de contexte digne de ce nom.
Ainsi, Mars Daybreak reprend toutes les recettes du genre et ne le renouvelle pas, gage sur quelques combats pour séduire un public de passionnés qui ne bouderont sûrement pas l’aventure, pour un anime de mechas qui n’a rien de plus que les autres.

¤¤¤Synopsis :

Dans un futur proche, la planète Mars est habitable bien qu’elle soit entièrement recouverte d’eau. La vie y est toutefois très difficile depuis que l’économie s’est effondrée. Gram survit de petits boulots jusqu’au jour où il se retrouve impliqué dans un casse orchestré par des pirates. Séduits par ses qualités de pilote, ces Robin des Bois modernes lui proposent de se joindre à eux et il se laisse tenter par l’aventure. Pendant ce temps, son amie Vestemona, devenue pilote de l’armée, commence sa nouvelle mission sur Mars : lutter contre les vaisseaux pirates…

¤¤¤Critique de la rédaction :

Le spectateur a beau essayer de tous les côtés de trouver de quoi se mettre sous la dent, rien ne sort de l’ordinaire, Mars Daybreak n’arrive pas à être drôle, ni épique, ni vraiment émouvant.
Pour les graphismes dans un premier temps, on ne peut que déplorer le character design moderne, dans le sens négatif du terme. En effet, les visages ont l’air dessinés à la chaîne, les yeux inexpressifs se ressemblentmars daybreak 3 tous (personne n’a des yeux comme des émeraudes, faudrait le dire aux designers de la série), et enfin l’animation mécanique dévolue aux expressions faciales empêche toute identification aux protagonistes. C’est simple, ils n’ont pas l’air plus humains que leurs machines. D’un autre côté, les dites machines font bonne figure grâce à un mecha design plutôt réussi (signé Ousaka Koji, directeur de l’animation sur Wolf’s Rain et Mobile Suit Victory Gundam), les robots se situent entre ceux de Vision d’Escaflowne et de Gundam. Mais là encore, tout n’est pas une réussite totale en raison de la modélisation en images de synthèse de certains vaisseaux qui n’est pas au top par rapport à ce qu’on a pu voir ces dernières années.

Sur Mars, rien de nouveau

Côté humain, la plupart des personnages n’éveillent pas notre attention, surtout le capitaine du vaisseau Aurora qui est la femme la plus masculine et la plus laide qu’on puisse imaginer. Reste Gram le héros stéréotypé qui se la joue hyper cool mais ne possède pas le charisme nécessaire pour faire reposer la série sur ses épaules. Néanmoins, progressivement, l’évocation de l’ancienne amitié entre la pilote Vestemona et le pirate Gram apporte de la profondeur émotionnelle à l’histoire, qui sans cela n’aurait que peu de saveur. C’est bien là le problème, cet anime de piraterie n’a pas le bagout d’un Black Lagoon ou d’un Cowboy Bebop, toute cette histoire manque sérieusement de sel.

mars daybreak 4 Le reste ne séduit pas davantage, car l’univers créé est plutôt banal, certes les décors sont plutôt bien réalisés, mais il manque une pointe d’originalité et un petit morceau d’ambition pour donner un véritable charme à l’atmosphère de Mars Daybreak. Cette atmosphère sans véritable saveur, la musique orchestrale pompeuse, la narration parfois trop elliptique, l’animation inconstante, ces quelques défauts conjugués minent la crédibilité de la série.
La faute a un premier épisode raté qui fera fuir les plus pressés. Heureusement, la suite prend une meilleure tournure grâce à un scénario aux rebondissements multiples. Autour d’une histoire de piraterie, Gram et ses amis les Robin des bois modernes nous offrent régulièrement une bonne dose de rythme et d’action. Enfin, c’est également l’amitié complexe entre Gram et Vestemona, deux pilotes talentueux qui se retrouvent dans des camps opposés, qui parvient à donner un peu de goût à cette drôle de mixture.

Bilan:

Seuls les fans de mechas (les moins exigeants) trouveront là une histoire à la mesure de leurs attentes, avec tous les ingrédients habituels du genre, de l’héroïsme et des robots. On regrette qu’il n’y ait pas une petite originalité qui aurait gagné à être mieux exploitée, le thème de l’eau sur Mars par exemple; si tous les combats se déroulent sous l’eau, dommage qu’ils soient très répétitifs et peu interactifs. Mars Daybreak ne restera pas dans les mémoires, une série qui ne propose rien de spécial, rien de surprenant, à ranger parmi les séries d’anticipation moyennes. Néanmoins, la série vaut tout de même un petit détour, pour tous ceux qui veulent la découvrir, vous pouvez vous la procurer chez Dybex.

Note : 6/10

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