Eyeshield 21 annonce le renouveau de l’anime sportif de qualité, et en plus sur un sujet original : le Football Américain. Série riche et dynamique, elle vous propose de suivre les aventures de Sena, un jeune lycéen frêle et persécuté par les voyous, qui a cependant un atout exceptionnel, sa vitesse de course. Effrayé par tout (oui, tout !) ce qui l’entoure, il va cependant se retrouver attiré au début de l’année, alors que tout le monde se choisit un club de sport, par le club de football Américain du lycée…


Aujourd’hui pour tous les fans d’animes de sport : Eyeshield 21 !!

 Oui, je sais, vous vous dites que à part Olive et Tom (Captain Tsubasa pour les intimes) qui a bercé notre jeunesse dorée, les animes de sport ne valent pas le coup (à part Prince of Tennis qui jouit d’une certaine réputaition mais personnellement je ne connais pas)… Eh bien détrompez-vous !!! En effet Eyeshield 21 annonce le renouveau de l’anime sportif de qualité, et en plus sur un sujet original : le football Américain, sport méconnu en France mais trés répandu au Japon (comme tous les sports americains style baseball me direz-vous), sport qui peut se vanter d’être puissant, tactique et complexe à la fois, et je dirais l’un des sports les plus télégéniques au monde (et « anigénique » vous allez vous en rendre compte) !!!

Une histoire de ballon ovale

La série nous conte l’histoire de Kobayakawa Sena, jeune lyceen frêle et persécuté par les voyous, qui a cependant un atout exceptionnel, sa vitesse de course. Effrayé par tout (oui, tout !) ce qui l’entoure, il va cependant se retrouver attiré au début de l’année, alors que tout le monde se choisit un club de sport, par le club de football Américain du lycée, constitué seulement de deux aficionados de la discipline, Hiruma Youichi (un démon au sens propre du terme, qui a des relations dans tout le lycée et en dehors mais surtout spécialisé dans le chantage en recueillant des infos compromettantes sur tous les lycéens, se balade toujours avec une mitraillette…) et Kurita, au physique de sumo qui cache le temperament le plus doux et affectueux du monde… Tous les deux n’ont qu’un seul rêve, participer au Christmas Bowl, la finale du championnat inter-lycées du Kanto (région de Tokyo), mais leur équipe ne peut passer les éliminatoires a cause du manque de joueurs (ils sont obligés d’emprunter des jeunes des autres clubs de sport mais cela ne suffit pas pour s’imposer dans un sport aussi exigeant que le football Américain).
Ils vont cependant découvrir les atouts que peuvent apporter la vitesse de Sena, qui s’est inscrit comme secretaire du club, et le forcer à jouer en le faisant porter un casque a visière (d’où le nom d’Eyeshield) pour qu’il ne soit pas reconnu par Mamori (son amie d’enfance qui le protège depuis toujours et il a peur qu’elle s’inquiête s’il joue au football Américain). Floqué du numero 21, Sena va alors découvrir les joies de ce sport et leur permettre d’espèrer (enfin !) pouvoir participer au championnat, et de recruter de nouveaux joueurs aux postes clés (receveur, liners, tight end…) pour réaliser leur rêve a tous !!!

Bonus song : OP 3 – Dang Dang

La série, tres longue, nous fait vivre leur ascencion, l’évolution du personnage de Sena face à ses nouvelles responsablités et possibilités et face à ses adversaires toujours plus puissants (Shin des Oujou White Knights entre autres, son modèle et plus grand adversaire) et tout cela dans une ambiance hilarante et captivante, un renouvellement constant, de grands sentiments sportifs et d’amitié, de l’emotion, bref tous les ingrédients necessaires pour un shônen de sport efficace et jouissif !!!
Prendre le parti de la série interminable était risqué, mais l’alchimie semble prendre car si tant est qu’on soit un tout petit peu interessé par le football Américain ou qu’on ait envie de découvrir ce sport, on s’amuse franchement à suivre cet anime bourré d’humour. De plus, il réussit à éviter l’écueil technique de son sport en nous donnant des cours à chaque entracte au milieu de l’épisode (la clinique du football Américain avec en vedette la star Harima Ayato qui montre et explique les mouvements et les règles, des petits passages bien sympathiques), ce qui rend le suivi de la progression de l’équipe et de ses joueurs, tactiques et plans de jeu très intéressant pour les amateurs, et aucunement rébarbatif pour les novices.
Eyeshield 21 joue aussi très bien sur le plan comique, avec une galerie de personnages hilarants, de Monta (le receveur), à Hiruma (le quarter back) en passant par l’entraîneur, Tetsuma (la locomotive), le chien d’Hiruma (Kerberos, avec un nom pareil vous comprendrez vite) et encore bien d’autres personnages inénarrables… Des personnages d’une diversité très intéressante, toujours bien personnalisés et caractérisés, autant chez les Deimon Devil Bats (l’équipe de Sena) que pour leurs adversaires, qu’ils soient récurrents ou non.

Pour soutenir tout ce petit monde, Eyeshield 21 se montre sous un visuel bien à lui, coloré (abondance de rouge et de vert, si vous êtes daltonien, sortez) et très vivant, frais, franc et rieur. Le character design des personnages est très agréable, simpliste mais tout à fait suffisant pour exprimer les sentiments des différents protagonistes. Il permet, malgré ses quelques petits défauts, une très bonne différenciation des joueurs présents sur le terrain (rappelez-vous de Olive et Tom et combien il était difficile de différencier les joueurs présents sur le terrain) et dans leur fonctionnalités et caractère, un bon point pour un anime fleuve.
Il faut quand même souligner que les graphismes sont très fluctuants, avec des corps parfois assez négligés lors des scènes de quotidien, des visages trop simplifiés et une animation qui laisse à désirer. Les actions footballistiques quant à elles, sont d’une beauté et d’une efficacité impressionnante pour la plupart des joueurs (disposant de « techniques » extraordinaires mises en scène comme dans des combats de jeux vidéos, avec des personnages mythiques ou des animaux en guise de thèmes) et carrèment hallucinantes en termes de vitesse et de sensations quand Eyeshield entre en scène avec ses fameuses techniques de course. Une vraie réussite en ce qui concerne celles-ci, chef-d’oeuvres d’impressionnisme sportif aux courbes profilées et psychédéliques, explosions verdâtres d’images de synthèses mélangées à des dessins de haute qualité, bref l’anime vaut le coup d’être vu rien que pour ces monuments d’action sportives grisants et émouvants, qui rythment chaque match de leur impact inimitable, toujours attendues avec impatience.

Stade 21

 Les matchs ne sont d’ailleurs pas le seul interêt de cette série toujours vivifiante, toujours animée d’un esprit enjoué et fédérateur, un esprit sportif et collectif, de solidarité et empli de passion et de saine compétitition, bref un anime qui porte ses valeurs haut et fort (non je ne m’exprime pas comme Gérard Holtz, la série est vraiment comme cela, appelez-cela du politiquement correct si vous voulez, ou tout simplement un bon esprit de la part de ses créateurs). Bien entendu il ne faut pas confondre cet esprit avec une propension a contenter les enfants ou les naïfs, car Eyeshield 21 s’adresse à tous les publics, et saura aussi bien vous toucher par sa jovialité que par son humour cynique incarné en grande partie par le personnage phare Hiruma Youichi, à la fois capitaine de l’équipe, joueur-clé, coach, tacticien, un atout omniprésent et toujours enclin à motiver les autres, un démon empli d’humour noir, l’anti-héros machiavélique qui fait le contrepied parfait au charme puéril de Sena.
Vous suivrez donc avec plaisir les pérégrinations de cette bande de jeunes footballeurs hétéroclite au lycée, à l’entraînement, en vacances (et même durant un voyage aux Etats-Unis, un très bon moment !) pour les matches de qualification et les tournois, dans les vestiaires et les tribunes. En gros vous vivrez avec eux au quotidien, partagerez leurs émotions et leurs peines, leurs rires et leurs victoires, les accompagnerez dans chaque étape de leur grand voyage vers une hypothétique finale de championnat.

Tout cet esprit jeune et chaleureux se retrouve évidemment dans la bande-son
très contemporaine, composée de morceaux de rock électro de groupes japonais montants, vifs et entraînants, une bonne compilation dans son ensemble, avec des génériques qui annoncent tout de suite la couleur, les tons et l’ambiance de franche camaraderie qui se détachent de cet univers. Toutefois, quelques pistes plus sombres sont aussi présentes, des thèmes plus graves pour souligner des moments de défaite ou d’abandon, des personnages ou des équipes malfaisants. Le manichéisme de la bande sonore n’est pourtant qu’à moitié présent dans le scénario, dans lequel tout le monde finit en général par se trouver réunis par les valeurs universelles du sport. Les scènes de course de Sena sont, elles, dépourvues de musique pour laisser place au bruit du vent, ce qui augmente d’autant plus leur impact sur le spectateur, et c’est remarquablement bien éxécuté.

Superboulet ?

Malgré toutes ces qualités mises en avant par Eyeshield 21, cette série contient son lot de défauts, avec un scénario qui perd parfois de son rythme, quelques scènes qui manquent de pertinence, la personnalité du héros qui risque de vous fatiguer assez rapidement (et sa coiffure ridicule), car son évolution est très lente ; sans même parler des ratés habituels des animes sportifs, entre quelques personnages stéréotypés (très peu, rassurez-vous) un terrain très difficile à cerner car l’appréciation des distances est réduite selon la durée et la complexité des actions (le terrain fait quand même moins de kilomètres que dans Olive et Tom, ce qui est déjà un progrès). Les mouvements en eux-mêmes peuvent parfois être étranges (des bras qui s’allongent, des sauts de dizaines de mètres en hauteur) mais bon, on est dans un anime, tout est permis, et rien de trop idiot n’est notable.

Eyeshield 21 s’adresse donc à tous les fans de shônen et de sport, à ceux qui veulent passer un bon moment tout court, et qui aiment les scénarios linéaires où la plupart des rebondissements sont prévisibles, cependant tellement enveloppés de bonne humeur et de bons sentiments qu’on n’a pas le temps ni l’envie de regretter le manque de renouvellement dans les nouveautés et les révélations. Le rythme baisse considérablement après une cinquantaine d’épisodes, mais sait repartir de plus belle ensuite.
Ne soyez donc pas trop demandants et suivez avec un amusement non feint les aventures sportives de Sena et de ses potes de ballon, si plaisantes et attachantes dès les premiers instants que vous ne pourrez plus vous arrêter, en avant pour une série riche et palpitante ! YA-HAAAAAA !!!

Notation : 7.5/10

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