Épique, violent, gothique et mystérieux, Claymore marque définitivement les esprits. Préparez-vous à plonger dans un monde médiéval fantastique ténébreux et rageur, où les monstres ne sont pas toujours ceux que l’on croit…

Démons et merveilles

Genre : Heroic Fantasy / Action / Drame
Réalisateur : Hiroyuki Tanaka
Studio : Madhouse

Licence :
Non
Année de production : 2006
Durée :
26 x 24 min

¤¤¤ Introduction :
La série Claymore, fière de son succès conséquent au Japon, débarque en France avec une excellente réputation. Adaptée du manga créé par Norihiro Yagi (son deuxième après Angel Densetsu), Claymore, un anime se déroulant dans un monde médiéval fantastique particulièrement sombre et violent (à savoir : claymore est un mot anglais désignant une large épée à deux mains), confirme le talent du mangaka pour les personnages torturés, en apparence angéliques, en réalité beaucoup plus agressifs qu’ils n’en ont l’air. Produit par le studio Madhouse, la version animée nous offre 26 épisodes de furie, de combats sanglants et d’émotions fortes.
Aux commandes du projet, un staff prometteur avec en vedette Yasuko Kobayashi, scénariste expérimenté et plébiscité (Death Note, Witchblade, Shakugan no Shana, Guyver : the bioboosted armor) auquel s’ajoute Hiroyuki Tanaka, un ancien assistant réalisateur sur des projets comme Chobits, Cardcaptor Sakura ou The Gokusen, qui prend ici en mains sa première série au complet en tant que réalisateur. Un défi relevé haut la main, comme nous allons vous le démontrer par la suite.

Il était une femme…

Tout commence lorsque les habitants d’un village attaqué par les Yomas, des démons assoiffés de sang se cachant parmi les humains pour les massacrer nuit après nuit, décident de faire appel à une Claymore. On dit que les Claymore sont des femmes combattantes – mi- humaines, mi-Yoma – qui ont le pouvoir de distinguer les Yomas qui ont pris forme humaine, de les débusquer et de les anéantir. Cependant, la réputation qui précède la Claymore n’est pas des plus rassurante, du fait de leur origine hybride et de leur tempérament glacial, et les villageois s’en méfient comme de la peste. C’est dans ce contexte que se présente une jeune Claymore nommée Clare. Seul un jeune garçon impétueux du nom de Raki décide de l’approcher pour en apprendre plus sur elle. Ce qu’il ne sait pas c’est que cette rencontre va changer son destin.
Un peu plus tard, traumatisé par la mort de ses proches et rejeté par ses semblables, il décide de suivre la mystérieuse guerrière sur sa route parsemée de cadavres…

Au fil de l’épée

Mystérieux et violent, l’incipit de Claymore annonce définitivement la couleur (rouge) du déluge de sang qui se profile. Par la suite, les premiers épisodes nous font découvrir ce que sont les Claymore et se concentrent sur de simples chasses au Yoma, à chaque fois dans une ville ou dans un lieu différent, dans lequel Clare est plus ou moins bien accueillie. On suit également le parcours de quelques autres Claymore à l’occasion, mais toutes gravitent autour de l’univers de Clare d’une manière ou d’une autre. Au-delà de ces continuelles histoires de chasse au Yoma, agrémentées de péripéties souvent bien pensées et donc efficaces pour renouveler notre intérêt, se construit en toile de fond une histoire passionnante n’hésitant pas à montrer l’intolérance et le manque de considération des humains envers leurs semblables entrés en contact avec les Yomas ou même envers les Claymore, qu’ils traitent comme des parias, ne profitant que de leur services sans jamais les accepter réellement.
Après les premiers épisodes qui servent à nous introduire dans le monde des Claymore et à faire la connaissance de Clare, une partie de l’anime est ensuite consacrée à la jeunesse difficile de l’héroïne, à son passage d’enfant martyre à guerrière impitoyable, puis la série replonge de plus belle dans l’action, suivant le destin de Clare et sa quête de vengeance.

Les larmes peuvent couler des yeux d’argent également

Tourmentée par son passé à la fois trouble et violent, ayant tout perdu durant sa jeunesse, Clare est devenue une combattante, plus encore, une survivante, qui se bat pour « ceux qu’elle a perdu, et ceux qu’elle ne veux pas perdre ».
Depuis qu’elle fait partie de l’ordre des Claymore et qu’elle a voué sa vie à débarrasser le monde des Yomas, Clare ne sourit plus, ne pleure plus, ne ressent plus aucune émotion, son visage d’une pâleur de mort se confondant avec ses yeux d’argent dépourvus de toute joie de vivre. Ses émotions, elle s’efforce de ne pas les afficher, cependant ne les ressent-elle pas pour autant ? Cette reine glaciale dépourvue de sentiments va-t-elle s’attacher ?
C’est avant tout cette petite part d’humanité qui va progressivement refaire surface au fil des épisodes sur laquelle se concentrera le scénario de la série, montrant au spectateur ce qu’il attend de voir : une héroïne fragile, qui peut faire des erreurs et avoir des défauts, et plus elle nous paraîtra fragile, plus ses exploits guerriers nous sembleront braves et exceptionnels.
Les créateurs de Claymore jouent beaucoup sur la dualité monstre-poupée de Clare, ce qui donne tout son intérêt à un anime un peu répétitif, un peu monotone, mais dont l’atmosphère et l’intrigue principale prenante nous poussent toujours à aller plus loin.

Bonus song : ED – Danzai no hana (Guilty sky)

Dark ages

Anime médiéval avant tout, Claymore nous réserve sa part de très beaux combats à l’épée et de scènes de baston très excitantes, impressionnantes de vitesse et de violence. L’hémoglobine, qu’elle soit rouge ou mauve (celle des Yomas), coule à flots, et les séquences d’action sont sans conteste le gros point fort de l’anime. Malgré tout, ce qui différencie Claymore de la plupart des autres séries du genre, et ce qui fait son succès auprès de tant de fans français, c’est son ton sérieux et posé, ce rythme soutenu qui donne envie d’aller jusqu’au bout de la série sans avoir peur de décrocher.
Je n’irai pas par quatre chemins pour finir de vous convaincre, Claymore est une série efficace, mais sans jamais confiner à l’excellence, car l’animation un peu hésitante –voire quelquefois juste un peu trop simpliste- laisse un petit sentiment de déception (les expressions des visages laissent en effet à désirer de temps à autre). On regrette aussi le niveau des dialogues, peu inspirés et répétitifs, au point qu’on est parfois pressé qu’ils s’achèvent, mais ces quelques menues imperfections n’entament que peu le potentiel de cet anime furieux, émouvant et déchirant, qui nous prend aux tripes et ne nous les lâche enfin qu’après 26 épisodes. Enfin, saluons la volonté de ses créateurs de faire de Claymore un anime sérieux, sans fan service (les poitrines rebondissantes sont légion dernièrement) qui effriterait la gravité du ton général.

Après des débuts balbutiants, la série prend son envol

Pour conclure, je dirai que Claymore mérite un bon 7/10, car malgré quelques scènes un peu trop répétitives et une animation inégale, l’efficacité de cette série surprend épisode après épisode, quand on se rend compte que la recherche du Yoma est toujours aussi excitante, que le suspense ne tarit pas et que la série évolue progressivement autour du personnage de Clare, une héroïne charismatique. Et pourtant, loin d’être un anime novateur, se contentant souvent de reprendre des recettes bien mises en valeur certes, mais déjà vues ailleurs (la série emprunte aux univers de Bastard, Dragon Ball ou Fate Project), Claymore représente plutôt un bon concentré des meilleurs ingrédients présents dans le courant du médiéval fantastique au sein de la japanimation actuelle, se situant quelque part entre la folie meurtrière d’un Hellsing et la rage belliqueuse d’un Berserk, faisant mieux que des classiques du genre telles Les Chroniques de Lodoss.
On regrettera néanmoins les quelques lenteurs, des bruitages qui laissent à désirer (quand une Claymore utilise ses pouvoirs on se croirait dans Star Wars) et un fond scénaristique un peu léger. Encore une fois, tout se joue sur l’ambiance, immersive, mais parfois abjecte et malsaine au point d’en être dérangeante (une avalanche d’intestins, de membres arrachés et de bouts de corps divers pleut sur l’écran). Tout cela participe au fait que la série s’essouffle considérablement dans les derniers épisodes, avant de se conclure sur une fin expédiée, commandée par le studio Madhouse pour limiter la série à une seule saison, et tout simplement indigne du manga original, beaucoup plus long. En résumé, à l’instar d’un Gantz, Claymore a un énorme potentiel, qui reste partiellement inexploité.
Au final, Claymore, quoique inachevé, s’inscrit parmi les bonnes séries du moment, sortant du lot grâce à la qualité et au réalisme des décors, à son atmosphère prenante et la solidité de son univers médiéval convaincant, mais finit par nous décevoir, comme nombre d’animes ces derniers temps, à cause d’une fin vaseuse qui lui est imposée par un studio trop pressé d’en finir.

¤¤¤ Du côté technique :
Atmosfear :

Dans l’ensemble très satisfaisants, les graphismes travaillés de Claymore montrent une volonté solide de créer une atmosphère médiévale fantastique vraiment immersive. Tout d’abord, les images laissent voir assez peu de couleurs vives, face à l’omniprésence de tons gris et sombres, seulement rehaussés par des tons bleutés et froids (thème de Clare et des autres Claymore) ou rouges sang et ténébreux (thème des Yomas).
Quand aux décors médiévaux, très crédibles (les arrière-plans faits en pierre sont splendides !) et oppressants, ils nous plongent dans une atmosphère sombre et angoissante, au point qu’on ne sait jamais quand ni d’où va sortir le prochain danger, car le danger, que ce soit sous la forme d’un Yoma ou non, est toujours présent à la tombée de la nuit dans les rues pas très fréquentables du monde de Claymore. On ne s’en plaindra pas, ça donne juste un peu plus de boulot à Clare, et plus d’action pour nous.

Un peu plus déséquilibré, le character design affiche un résultat très particulier, montrant des visages assez mornes et peu expressifs, pourtant assez réalistes et détaillés mais peu convaincants en-dehors des personnages principaux. Reste que les vêtements et les corps sont très détaillés (ombres, plis, muscles) et apportent donc une bonne impression de crédibilité à l’ensemble. C’est également les cas pour les armes et les armures, très soignées et mises en valeur dans cet anime très « guerrier ». A l’inverse, les Yomas sont volontairement et ostensiblement peu caractérisés, dotés de corps grossiers et le plus souvent cachés dans l’ombre ou sous-éclairés, ceci pour accentuer leur aspect monstrueux et inhumain par opposition aux victimes, humaines. Les Claymore sont bien entendu entre les deux, à la fois dans l’ombre et la lumière, devant tantôt se cacher des humains intolérants sous leur capuchon, tantôt laisser voir la pâleur de leurs corps et de leurs yeux.

L’accent a donc été mis sur les caractéristiques les plus reconnaissables des personnages : les yeux de Clare et de ses semblables (sublimes) contre ceux des Yomas (d’un jaune animal et sauvage, yeux qui sont d’ailleurs parfois la seule chose qu’on arrive à distinguer de leurs corps ténébreux) afin d’installer une sorte de manichéisme explicite et un parti pris aisément identifiable pour les Claymore (les Yomas n’ont aucune personnalité et les humains sont vus comme du bétail la plupart du temps).

Les troubadours s’emballent

Pour finir, la musique joue également son rôle dans la série. Souvent lancinante et triste, elle laisse entendre quelques jolis airs de flûte, mais devient plus moderne et rythmée quand elle accompagne les séquences d’action, mêlant percussions trépidantes et sonorités électroniques, voire un peu de death metal à l’occasion, à petites doses discrètes qui font merveille en fond sonore quand les choses s’emballent (le mélange entre univers médiéval et musique moderne/rythmique bien corsée donne souvent de bon effets). Une bande sonore marquante par son originalité, un peu décousue en raison de sa très grande variété de sonorités et de rythmes, mais si bien adaptée à toutes les situations qu’elle en ressort comme une expérience plus que satisfaisante.
Une musique d’ambiance stylisée, une composante à part entière qui donne beaucoup de caractère à la série.

Bonus song : OP – Raison d’être par Nightmare

¤¤¤ L’univers :

Morbide, violent, fantastique et mystérieux, l’univers dans lequel se déroule Claymore réunit de nombreux adjectifs qui résument bien sa complexité. Cependant, cette même complexité que l’on retrouve au niveau de l’atmosphère ou du relief et des climats par exemple, est contrebalancée par une simplicité partielle des êtres qui y gravitent. Partielle effectivement, car si la majorité des êtres vivants ne sont que des paysans clonés (ils ont la même tête) et dénués de la moindre personnalité (on a l’impression qu’on est toujours dans le même village), l’intérêt principal du monde de Claymore se révèle dans la confrontation entre les deux meilleurs ennemis du coin, les Claymore et les Yomas.

La sorcière aux yeux d’argent

Inspiré de la figure de la walkyrie par bien des aspects (l’armure, la blondeur de leurs cheveux), et bien plus qu’une « petite poupée blonde au visage de porcelaine » , le personnage du Claymore est intéressant. En effet, au-delà du fait qu’il s’apparente à n’importe quel type d’hybride entre monstre et humain, ces jeunes filles vouent une totale dévotion à leur ordre, ne vivant que pour leur mission, qu’elle soit de se débarrasser d’un Yoma ou bien…. d’une autre Claymore ! Plus encore, on en apprend davantage sur leur condition, leur ordre et leurs secrets au fur et à mesure que la série prend son envol, ce qui tend à relancer un peu la machine quand le scénario montre ses limites (quelques répétitions, incohérences ou banalités qui installent vite une certaine monotonie). Soit méprisées soit craintes, les Claymore sont les protectrices silencieuses du monde, le bras armé d’un ordre religieux très puissant qui a des connections partout.
Par cet aspect elles se rapprochent de l’image bénie du paladin, partageant leur ascétisme (bien qu’il semble dans le cas présent une chose tout à fait naturelle à l’inverse de l’obligation due à un vœu pieu), leur sagesse, leur pureté, leur plénitude et leur statut supérieur par rapport à la simple populace, sans oublier bien sûr leur mission d’éradication du Mal. Chaque Claymore voue littéralement sa vie à l’anéantissement des Yomas sans poser de questions.
Leurs règles sont simples, ne pas tuer d’humains et ne pas accepter d’argent directement, et pourtant les situations se compliquent rapidement quand des personnes mal intentionnées décident de tirer parti de leur code de vie. Car si elles sont des chasseuses de monstres avant
tout, les Claymore peuvent également en devenir, des monstres… Bien entendu, toute transgression d’une de ses règles sera punie par l’élimination pure et simple de la Claymore incriminée. Une justice dure, mais nécessaire.
Car si elle brillent par leur force, les Claymore ont aussi leurs faiblesses, dont la principale est l’envie, leur ordre faisant preuve d’une hiérarchie très compétitive, et la possibilité de devenir numéro 1 des Claymore est une perspective alléchante qui motive de nombreuses prétendantes.

Le réveil du démon

Quand elles utilisent trop leurs pouvoirs démoniaques, les Claymore font face à leur perte. Ce phénomène s’appelle « l’éveil », et désigne leur passage à un état démoniaque de façon définitive. Cela arrive car elles ne peuvent plus contrôler le niveau de puissance qu’elles relâchent au cours d’un combat, et leur humanité disparaît au profit de leur côté Yoma. Les Claymore deviennent alors des monstres surpuissants appelés « Êtres éveillés », les plus dangereux des Yomas. Bien sûr, quand une Claymore sent qu’elle est proche de dépasser sa limite et de « passer de l’autre côté », elle en appelle à son ordre qui envoie une de ses collègues afin de la décapiter avant la transformation fatidique. Pour autant, il n’est pas rare que des accidents arrivent et qu’un être éveillé naisse et disparaisse dans la nature avant d’être repéré. Ces Yomas monstrueux écument les campagnes à la recherche d’entrailles de premier choix, et posent de nombreux problèmes aux Claymore qui ont beaucoup de mal à s’en débarrasser, même à plusieurs.

¤¤¤ Les personnages :

Clare, la vengeresse

Clare n’est pas belle à proprement parler, néanmoins la perfection de son visage, la profondeur de son regard argenté et la coupe parfaite de ses cheveux blonds lui donnent l’aspect d’une déesse guerrière, insondable et invincible.
D’une profondeur surnaturelle, son regard glacial ne vacille ni ne change jamais, sauf quand elle combat. Toute la rage qui coule en elle se réveille alors pour lui donner force, vitesse et dextérité, et c’est alors que ses yeux se parent d’une teinte dorée des plus terrifiantes.
Pour les fans de jeux vidéos qui connaissent Soulcalibur, Clare affiche une certaine ressemblance avec la guerrière Sophitia, tandis que les amateurs de japanimation la compareront plutôt à des figures comme Saber (Fate Project) ou toute autre fille entrant dans le même moule de la jolie combattante blonde qui sait parfaitement se défendre (et plus si affinités) avec une bonne grosse lame. Les connaisseurs l’identifieront également à Saya, l’héroïne vampire de Blood : the last vampire, qui partage beaucoup de ses caractéristiques : sa puissance, sa monstruosité enfouie sous sa part d’humanité, ses yeux immenses et emplis de rage quand elle extermine un démon, son style de combat épuré et … tranchant, ainsi qu’un goût très prononcé pour le découpage de gros monstres bien hideux.

Raki, la cantinière

Jeune garçon téméraire, Raki est le rescapé d’un village infiltré par un Yoma dont Clare s’est débarrassée, tout en lui sauvant la vie. Depuis, rejeté par les siens pour son implication dans les évènements, il s’accroche à la jeune Claymore, dont il est devenu le compagnon de route et le cuisinier attitré. Le jeune Raki est un personnage attachant avant tout destiné à adoucir l’ambiance de la série, afin de glisser un soupçon d’humanité entre les bains de sang, et petit à petit dans le cœur de Clare. Il n’est pas pour autant un incapable, et bien qu’il ne soit pas de taille pour participer aux combats, il s’efforce toujours de son mieux pour protéger Clare des préjugés de la populace ignorante, et de prendre soin d’elle quand elle daigne baisser sa garde de « demoiselle de fer ». Plus qu’un simple cuisinier, il est aussi son confident et son unique véritable « ami ». Son rôle reste toutefois assez secondaire.

Teresa, la dame de fer

Surnommée «Teresa la timide souriante», elle est en quelque sorte la mère adoptive de Clare. C’est elle qui l’a recueillie après avoir tué le Yoma qui la maltraitait. Alors toute jeune fille, Clare s’accroche à sa tutrice improvisée et la suit de ville en ville. Teresa, alors combattante numéro 1 de l’ordre, solitaire et condescendante, s’adoucit progressivement au contact de la jeune fille, et se reconnaît dans sa témérité. Décidée à la protéger coûte que coûte des dangers de son univers, elle mettra tout en jeu pour lui apporter le bien-être qu’elle mérite.
Modèle ultime de Clare, Teresa représente LA combattante parfaite, alliant la beauté à la puissance, le style à la prestance, le tout avec l’allure d’une reine.
On note un parallèle dans la relation quasi-filiale présente entre Teresa et Clare et celle entretenue quelques années plus tard entre Clare et Raki.

Les Êtres éveillés et les 4 Abyssaux :

Les Êtres éveillés représentent le stade ultime du Yoma, le résultat malencontreux occasionné par la perte de contrôle d’une Claymore sur son Yoki (une sorte de flux de pouvoir). Lorsqu’une combattante s’éveille pour avoir trop utilisé ses pouvoirs au-delà de ses limites physiques et mentales, elle perd totalement sa part d’humanité et devient un monstre assoiffé d’intestins bien frais. Le rôle des Claymore consiste ensuite naturellement à traquer puis à rayer ces « erreurs de parcours» de la carte.
Toutefois, les Êtres éveillés ne représentent pas le plus grand danger. Les plus féroces adversaires de l’ordre se situent encore à un niveau supérieur, et on les surnomme les 4 Abyssaux. Ceux-ci sont quatre anciens membres de l’ordre qui se sont éveillés par le passé, mais pas n’importe lesquels ; ils ont tous été les combattants numéro 1 à leur époque respective. D’où leur supériorité, car ils sont extrêmement puissants et manipulateurs, et ils rassemblent des Êtres éveillés afin de forger leur propre petite armée. Les Claymore sont envoyées pour les arrêter, cependant elles ne font pas toujours le poids face à des ennemis aussi puissants.
Parmi les 4 Abyssaux on trouve Rufila qui règne sur les territoires désolés du Sud et Easley sur les terres glacées du Nord, les autres ne sont pas cités dans l’anime.

Notation finale : 7/10

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