Premier OAV de la série Bleach, on y découvre un Ichigo plus sombre, plus mature et avide de revanche, mélancolique et vulnérable, bref une étape prépondérante dans l’initiation du héros…


  • Genre : Action / Heroic Fantasy / Comedie
  • Auteur : Tite Kubo
  • Studio : Studio Pierrot
  • Année de production : 2004
  • Licence : Non
  • Nombre d’épisodes : 1 x 28 mins

bleach-MITR.jpgCe premier OAV de la série Bleach distille une atmosphère aussi nostalgique et sombre que son titre « Memories in the Rain » le laisse penser. Il reprend l’épisode 14, un moment clé de la série qui nous en apprenait davantage sur le passé du jeune héros, ses doutes et ses faiblesses. On découvre dans cet OAV un Ichigo plus sombre, plus mature et avide de revanche, mélancolique et vulnérable, bref une étape prépondérante dans l’initiation mentale du héros qui va devoir laisser en partie de côté la force pour vaincre son ennemi.

¤¤¤ Synopsis :
L’histoire est sensiblement la même que dans l’épisode précité, même si elle se rapproche encore plus de celle du manga : Kurosaki Ichigo et sa famille se rendent comme tous les ans au cimetière pour se recueillir sur la tombe de sa mère Masaki, à l’occasion de l’anniversaire de sa mort. Elle fut en effet tuée mystérieusement 5 ans auparavant, en tentant de protéger le jeune Ichigo alors qu’il essayait de sauver une jeune fille de la noyade. Celui-ci, encore un peu bouleversé par sa nouvelle condition de Shinigami, va se retrouver nez à nez avec l’assassin sa mère…

Bonus song : ending theme

¤¤¤ Critique de la rédaction :
Un jeu d’ombres virevoltantes en guise d’introduction, énigmatique à souhait, l’ambiance est sombre et glauque. La couleur est annoncée dès le départ par la pluie et l’omniprésence du gris secondé par un bleu/vert fantômatique du plus bel effet. Seules les quelques rares scènes d’humour, dans l’ensemble totalement inutiles et complètement ratées (notamment les farces gesticulatoires ridicules du père Kurosaki, vraiment pas inspiré pour une fois, et étonemment bien plus à l’aise dans son nouveau rôle de patriarche protecteur et compréhensif) se distinguent par des tons franchement plus clairs et colorés.
A n’en pas douter, les teintes brumeuses et les ombres inquiétantes de la fôret restent dominantes dans cet OAV ostensiblement oppressant qui exprime le destin tragique de toute une famille maudite par le don que ses propres membres possèdent et se transmettent entre générations : voir les esprits.

Pour achever d’imprégner le spectateur dans un sentiment d’angoisse mystique, abjecte, fangeuse et trouble, il08-1.jpg faut noter la présence très envahissante du Grand Fisher, le Hollow le plus retors, pervers et mystérieux qu’Ichigo ait jamais rencontré, dont l’aura assombrit à elle seule tout le climat de cet OAV et le rend plus profond. Il apporte toute sa complexité et même une sorte d’humanité malsaine à la race des Hollows qui prend enfin plus de sens que précédemment dans la série où elle restait encore sous-développée. Sa spécificité de Hollow « unique » entraîne aussi une certaine imagination dans les combats, qui disposent de plans plus travaillés que dans l’anime, avec des scènes d’action plus originales, plus symboliques et entrecoupées de moments de réflexion plutôt efficaces, dans lesquels notre héros se dévoile à la fois torturé et hésitant, partagé entre la colère, la peur, la tristesse et la haine.

50c7127d6f2310-thumb.jpgDans une optique purement technique, Memories in the Rain dispose des caractéristiques habituelles d’un OAV : un character design plus détaillé que dans la série, ainsi que des visages et des expressions dessinées avec plus de soin, des traits plus classiques et plus réalistes qui nous changent de cette modernité pleine de simplicité symbolique de Bleach et lui donnent un certain charme. Produit spécialement pour la Jump Festa en 2004, cet OAV est donc mieux réalisé, plus abouti qu’un épisode commun de la série, mais on peut tout de même déplorer le manque d’initiative au niveau des musiques qui sont identiques à celles de la série (en-dehors d’un générique de fin impeccable) et souligner quelques petits défauts dans le dessin des corps des personnages qui sont un tantinet négligés.

Quand à la mise en scène et au script, fini les morceaux de bravoure à la pelle, on est agréablement surpris de trouver un Ichigo plus humain, plus sensible et qui se préoccupe un peu moins de faire des gestes stylés pour la frime (un peu comme la totalité des protagonistes). Il en gagne en consistance, en conviction et en force de caractère, mais en perd dans le même temps un peu son côté beau gosse râleur qui fait une grande partie de sa personnalité.
Un OAV donc plus sérieux, assez captivant mais doté d’un scénario plutôt léger au niveau des dialogues (ça reste du Bleach faut pas trop en demander…) et qui n’apporte qu’une petite once de nouveauté par rapport à la manière dont ces évènements étaient traités dans l’épisode de l’anime.
Memories in the Rain se regarde somme toute avec beaucoup d’interêt c
ar c’est un bon OAV révélateur du côté sombre de Bleach, et un bon OAV tout court.

Notation : 8/10
> Enfin un OAV de série qui se démarque par son scénario ! En effet le vrai potentiel de Bleach était là, dans cet OAV, quand il laisse s’exprimer son coté sombre, dommage que la musique reste encore la même, excepté un morceau nouveau.

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