Anime produit par le célèbre studio Gonzo (à l’origine de séries comme Chrno Crusade, Gantz, Full Metal Panic, Gate Keepers, Hellsing…) et sorti en 2005, Black Cat est une série d’action trés sympathique car elle touche à tout et sans complexe. Tout y est jouissif et explosif…


  • Genre : Action / Comédie / Anticipation
  • Réalisateur : Itagaki, Shin
  • Manga original : Yabuki, Kentaro
  • Studio : Gonzo, TBS
  • Année de production : 2005
  • Licence : Non
  • Durée : 24 x 24 mins

 Anime produit par le célèbre studio Gonzo (à l’origine de séries comme Chrno Crusade, Gantz, Full Metal Panic, Gate Keepers, Hellsing…) et sorti en 2005, Black Cat est une série d’action trés sympathique car elle touche à tout et sans complexe.

L’incipit qui nous est livré est volontairement incompréhensible pour créer un effet de mystère et assèner au spectateur son lot de surprises : à quel genre doit-on s’attendre ?
En effet on y entraperçoit un jeune homme affublé d’un long imperméable noir qui semble être un tueur trés efficace et qui semble aimer la compagnie des chats… (au moins on est tout de suite rassuré qu’on regarde bien le bon anime : le titre Black Cat est justifié en trente secondes). Il est armé d’un pistolet gravé du chiffre XIII (13) qui est aussi tatoué sur son torse…
Il s’appelle Train Heartnet, travaille pour l’organisation secrète Chronos et laisse entendre qu’il a un lourd passé qui le hante. Ajoutez à cela l’arrivée tout aussi confuse d’un autre personnage tout aussi énigmatique dans une ville où un gangster vient de prendre le pouvoir et votre attention est définitivement accrochée au fur et à mesure que le suspense augmente. Surtout que cet étrange personnage, Sven Vollfield, possède un sixième sens particulier qui le prévient que ce même gangster va être assassiné dans les 5 prochaines minutes… par le Black Cat !!

Bonus song : OP – Daia no Hana

Dès les premièrs instants on sent que Black Cat nous impose à coups de masse répétés sa conception du « style ». Tout est jouissif et explosif, du niveau technique des combats qui sont éxécutés à une vitesse folle (soutenus il faut le dire par une qualité d’animation plus que  convenable) à la bande-son variée, originale et trés réussie en passant par le character design un peu simple mais bon et inventif (les yeux félins du Black Cat sont bien rendus et les petits dessins comiques sont trés amusants). Pour résumer tout est classe et chaque scène est prétexte à rouler des mécaniques pour les héros autant que pour les méchants.

Les piques humoristiques font mouche à chaque occasion avec un cynisme rafraîchissant, (ostensiblement revendiqué dans le premier ending) pour alléger un peu l’ambiance, et qui par leur présence régulière entre chaque scène d’action, chaque flashback ou scène de réflexion, donnent à cette série un rythme et une personnalité particulièrement attirants. On est effectivement trés intrigués à la fin du premier épisode, impatients de voir quelle tournure vont prendre les évènements.

Un héros torturé et vraiment peu loquace, un « sweeper » (nettoyeur) gentleman mais affamé et qui n’a pas de chance avec l’argent (cela nous rappelle un peu Get Backers), une voleuse mythomane et frivole et enfin une gamine mortellement dangereuse : voilà la fine équipe qui va faire des ravages parmi nos neurones, au milieu de personnages secondaires souvent trop creux mais hilarants (au second degré bien sûr, si on prend le parti de l’auto-dérision…)
Au fond rien de bien révolutionnaire mais des ingrédients efficaces sont réunis pour accoucher d’une bonne petite série mariant humour et action, dont le script souffre à première vue de quelques coupures et digressions intempestives qui gènent un peu la continuité de la narration et brisent le rythme de certains épisodes,mais ces défauts se révèlent être une vraie prise de position de la part du réalisateur et du scénariste pour donner un résultat d’une originalité et d’une imagination artistique impressionnante.
Black Cat est donc une vraie série d’action qui s’assume, bourrée d’idées modernes au niveau des angles de caméra, des couleurs et de l’emploi de la musique, toujours dynamique et qui accompagne les plans au lieu de leur servir de fond.

Le parti pris de fragmenter la narration du récit permet de faire évoluer les différents protagonistes au même niveau et dans des sphères différentes sans privilégier outre mesure le héros (à part en insistant sur sa quête identitaire et sa conscience torturée en arrière-plan bien entendu, un héros qui n’échappe pas au parcours obligatoire mais que l’on adopte trés vite) par rapport à ses compagnons d’aventure, et cet aspect très spécial du déroulement de l’histoire correspond à la démarche originelle tout en densifiant assez le scénario : être le plus « classe » possible sans se préoccuper trop de la plausibilité générale.

 Bilan : des noms de personnages totalement ridicules (si si j’insiste), des graphismes assez inégaux (un manque d’application sur les détails), un ensemble trés bien mis en scène et trés drôle, des combats qui pétillent, une fille en yukata (kimono d’été) qui se saoûle avec du lait, des personnages secondaires idiots et géniaux à la fois, une schoolgirl tarée qui se nourrit uniquement de sucettes glacées… et au milieu de tout ce bazar un ange adorable, Eve (trop kawaiiii !!!).

L’histoire tient la route sans plus de prétention, les épisodes sont un peu trop elliptiques et décousus dans le dernier tiers de la série, toutefois rien d’assez grave pour nous empêcher de suivre le scénario qui présente une conception intéressante (même si traitée uniquement en surface) des dangers inhérents à la course à la perfection génétique (un sujet d’anticipation qui se doit d’être abordé avec circonspection car de plus en plus proche de notre réalité), et la relation qui oppose le héros à son ennemi juré est propement fascinante de malsanité.

Pas de quoi fouetter un chat (noir de préférence) mais on s’amuse comme des petits fous en regardant Black Cat et c’est suffisamment bien emballé pour qu’on ne s’attarde pas sur ses petits défauts et qu’on profite agréablement du voyage.
Se boit comme du petit lait.



Notation : 7/10
> Une réalisation impulsive à souhait, une bande son qui est une perpétuelle symphonie virevoltante et enivrante, et dans l’ensemble une bonne première partie de série.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Post Navigation