Actioner urbain fantastique aux relents prometteurs, Black Blood Brothers n’est pas à proprement parler à la hauteur de ce qu’on attendait, et ne se hisse pas au-dessus de ses illustres prédecesseurs qui ont abordé l’univers si difficile à traiter des vampires…

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  • Genre : Action / Horreur
  • Auteur : Azano Kohei
  • Studio : Studio Live
  • Année de production : 2006
  • Licence : Non
  • Nombre d’épisodes : 12 x 24 mins

BBB-top-02.jpg Actioner urbain fantastique aux relents prometteurs, Black Blood Brothers n’est pas à proprement parler à la hauteur de ce qu’on attendait, et ne se hisse pas au-dessus de ses illustres prédecesseurs qui ont abordé l’univers si difficile à traiter des vampires (car déjà tellement massacré sous tous les angles par des procducteurs sans scrupules près à tout pour se faire du fric sur le dos de ces pauvres créatures), cependant il vaut tout à fait la peine de se fendre d’un visionnage attentif car il vous réserve de bons moments, voire trés bons, et n’est jamais déplaisant à regarder.

¤¤¤ Synopsis :
Les vampires sont devenus assez nombreux et cohabitent à présent avec les humains, mais seuls quelques initiés sont au courant. De plus, seuls les vampires descendant d’une lignée reconnue sont autorisés à pénétrer les Zones Spéciales, sortes de refuges souvent entourées de barrières magiques invisibles pour vraisemblablement parer aux éventuelles invasions.
Mochizuki Jiro, un jeune vampire sans véritzble attache et à la force destructrice, décide de rejoindre la zone du Japon pour y retrouver la trace de son douloureux passé, tout en s’occupant de l’apprentissage de son jeune frère Kotarô.
Mais il vont se retrouver ballottés en plein affrontement entre un groupe de vampires inconnus et les forces spéciales de la « Compagnie de l’Ordre Funéraire » qui sont à la recherche des mystérieux « Enfants de Kowloon« .

Bonus song : ending theme (magnifique croyez-moi!)

¤¤¤ Critique de la rédaction :
L’ambiance et l’impression dégagée par Black Blood Brothers sont assez déroutantes. En effet d’une part on a :
Des scènes d’action d’une puissance et d’une vitesse qui contrastent avec la lenteur des scènes de dialogues blackblood-09-01.jpgpresque trop contemplatives. Le plus clair de la série joue sur ce double aspect mais aussi sur une autre dualité d’autre part, qui cette fois-ci tient plus des effets de la musique et des caractères des personnages et donne un aspect dérangeant ou surprenant selon les sensibilités, entre humour enfantin parfois déplacé et nostalgie malsaine.
Ce décalage entre le sérieux et la gravité classieuse habituellement propres à l’univers gothique vampirique et cet humour décalé prôné ostensiblement par la série est un pari risqué qui devrait certainement dérouter au premier abord les inconditionnels des buveurs de sang. Toute cette ambivalence est concentrée et facilement identifiable dans le protagoniste lui-même, Jiro, incarnation des errances de ses créateurs, un héros tout à tour mégalomane, dédaigneux, inquiétant, maladroit, stupide, puis qui recommence à rouler des mécaniques, un héros qui mettra beaucoup trop de temps à se dévoiler un peu et qui n’en sortira que plus limité par le petit nombre d’épisodes. Assurèment un drôle de mélange qui étoffe et caractérise le personnage pour qu’on puisse mieux s’identifier à lui et le considérer comme « humain », mais qui lui confère aussi dans les moments plus glauques et sérieux une aura trés inférieure à celle du Alucard d’Hellsing (la ressemblance est frappante mais Jiro n’est qu’une pâle imitation de l’original qui parvenait à être flippant et stylé à la fois). N’oublions pas le rôle symbolique par excellence de Mimiko, la jeune fille qui se retrouve un peu malgré elle devant un choix drastique entre humains et vampires, torturée entre son attirance charnelle pour ces créatures et la peur qu’elles leur inspire, hésitant entre faire son métier et changer son destin…

Le character design et les dessins ne sont pas désagréables mais simplistes et avares de détails ou de fantaisie, presque banals, comme si l’équipe graphique avait voulu clairement signifier qu’elle s’était contentée du « satisfaisant » sans chercher à faire du « mieux », alors que les apparences des vampires sont toujours propices à créer rien qu’à elles seules une ambiance particulière et inquiétante, ici ce n’est pas le cas excepté pour deux ou trois buveurs de sang, et on regrette ce manque d’imagination.
Bonne surprise par contre, les sentiments et les réactions des personnages sont mtop1s.jpgoins stéréotypés qu’on ne le croit au fur et à mesure que l’histoire prend forme, et participent à étoffer subtilement l’environnement narratif de la série.
On ne se demande plus alors : pourquoi regarder cet anime si banal à première vue ? Car ses atouts sont cachés dans son scénarion, plutôt intriguant, plein de suspense et de rebondissements, trés intéressant dans son approche des différentes lignées de vampires et dans celle de leur relation complexes avec les humains, le tout supporté dans son bourrinage assez efficace et suffisamment violent par une bande-son classique/rock assez appropriée pour qu’on ait à y redire. Le seul problème, c’est qu’on ne voit ces qualités que par intermittence dans Black Blood Brothers, et on se prend assez souvent à espérer mieux…

La série nous offre une vision trés semblable à celle d’Hellsing ou de Blade dans son approche de la dérive impliquée par la confrontation entre notre société moderne libertaire et la race des vampires engoncées dans ses traditions séculaires que les jeunes ne peuvent plus comprendre, et qu’on retrouve dans une quête permanente de puissance, quel qu’en soit le prix.
Malgré un manque certain d’envergure, Black Blood Brothers a su mettre l’accent sur les aspects charnels et fraternels canalisés par le sang et la thématique centrale qu’il occupe dans le mythe des vampires. Certains points intéressants sont abordés, et même si la rélfexion n’est pas toujours aboutie, on se doit de saluer cette effort de renouvellement parmi la masse des productions qui utilisent les vampires pour profiter de l’affection que leur porte le public et garantir ainsi un succès commercial, car BBB a au moins la décence de nous présenter des idées au moins prenantes si ce n’est totalement originales (en même temps, tout ou presque a déjà été fait dans les genre, et il est devenu vraiment difficile de se démarquer dans le petit pays des vampires).

Après quelques épisodes oscillant entre bonnes surprises et un peu trop de momentbbb.gifs pathétiques, l’intrigue commence à se décanter peu à peu, le comique est suffisant pour détendre l’atmosphère mais le tout manque un peu de lien affectif, de profondeur et d’émotion pour accrocher le spectateur et créer une réelle empathie avec les protagonistes, et ce lyrisme tant attendu ne fait enfin surface qu’au dernier épisode…
Au final, BBB reste une série de bonne facture, plaisante à suivre, qui manque juste un peu d’envergure pour pouvoir rivaliser avec les ténors du genre, car 12 épisodesc’est beaucoup trop court pour achever l’ampleur que laissair entrevoir le script dans son approche des secrets de la Zone Spéciale.

Bon mais nécessiterait une suite pour laisser exploser tout son potentiel.

Notation : 6/10
> Le scénario laisse trop de bonnes idées survolées ou laissées en arrière-plan alors qu’elles méritaient une meileure exploitation, côté émotions on déplore aussi de bonnes intentions mais trop de laisser-aller, et une musique moyenne, mention spéciale à l’ending qui est magnifique.

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