Anime adapté du manga publié par Kou Fumizuki et sorti en France en 2004 sous le titre de « Bleu Indigo« .
Un soir, Kaoru, jeune étudiant de son état, croise à la gare une jolie jeune fille trés timide qui semble venir de la campagne et qui est complètement perdue. ‘écoutant que son bon coeur, il se propose de l’aider à trouver l’endroit et la personne qu’elle recherche. Mais imaginez l’étendue de sa surprise quand cette jeune fille qui dit s’appeler Aoi se rend enfin compte que Kaoru est l’homme qu’elle recherche, et qu’elle se présente comme sa future femme !!


Genre : Vie quotidienne / Drame romantique

 Anime adapté du manga publié par Kou Fumizuki et sorti en France en 2004 sous le titre de « Bleu Indigo » (17 volumes).

Un soir, Kaoru, jeune étudiant de son état, croise à la gare une jolie jeune fille trés timide qui semble venir de la campagne et qui est complètement perdue. N’écoutant que son bon coeur, il se propose de l’aider à trouver l’endroit et la personne qu’elle recherche. Par chance, celle-ci habite justement dans le même quartier que Kaoru, mais sa maison a été rasée. Compréhensif et inquiet pour la jeune fille qui se retrouve seule à la tombée de la nuit, il l’accueille chez lui pour tenter de trouver une solution. Mais imaginez l’étendue de sa surprise quand cette jeune fille qui dit s’appeler Aoi se rend enfin compte que Kaoru est l’homme qu’elle recherche, et qu’elle se présente comme sa future femme !!

Le pauvre Kaoru, abasourdi, va devoir faire face à cet évènement inattendu et affronter les problèmes qui surviennent rapidement dès le moment où Aoi est entrée dans sa vie. Que représente cette jeune fille dans le passé de Kaoru ? Comment vont-ils s’accommoder de cette toute nouvelle situation de vie commune ?

Ai Yori Aoshi est un anime mélangeant comédie sentimentale, drame et vie quotidienne à la fois, une recette qui fait mouche et nous transporte de joie.

Les seconds rôles sont tous hauts-en-couleurs (attendez de connaître Tina et vous comprendrez…) et ne servent pas seulement comme souvent de soutiens aux protagonistes ou d’éléments comiques mais ont aussi leurs propres problèmes et des caractères bien définis qui leur font prendre une part vraiment active, si ce n’est dans l’intrigue principale, au moins dans l’ensemble de l’environnement de l’anime.

Bonus song : Namo shirenu Hana

Le couple formé par Kaoru et Aoi est le plus adorable du monde, et donne tout son charme à cette série. On ne peut que se laisser fondre d’auto-satisfaction coupable devant l’aspect « guimauvesque » si gratifiant de cet anime. Un pur bonheur qui met en scène au travers du quotidien des valeurs primordiales telles que l’amour,l’amitié, le dévouement, le respect, la confiance, le pardon, les compromis…le tout dans une ambiance sympathique créée par des quiproquos savoureux agrémentés de détails hilarants, surtout que l’auteur ne recule pas devant un peu d’auto-dérision.

Dès le générique, sans compter le trait des dessins et la tonalité chaleureuse des voix ni un environnement plus que romantique, l’anime nous donne l’impression d’être noyés dans un champ de petites fleurs bleues au parfum envoûtant dans lequel on se laisserait bien flotter jusqu’à l’infini…(un peu comme de l’opium quoi…soyez prudents !!). L’ambiance est tellement « kawaii » qu’un sentiment de bien-être vous envahit. Et pourtant vous regardez bien un anime où l’intrigue est grave et manifeste toujours sa présence pour rappeler que cette histoire unique est avant tout une « romance dramatique ».

En effet le fond culturel et moral de cet anime est bien plus sérieux que ne le laisse penser une façade souvent proche d’un festival de situations cocasses ou hilarantes, ce qui lui permet de se hisser au-delà d’une simple alternative à Love Hina (anime culte et pionnier dans le style « harem« ) pour se forger une ambiance à part entière, bien plus mélancolique.

Confrontation entre le monde des grandes familles toutes-puissantes du Japon et le mode de vie de jeunes étudiants, Ai Yori Aoshi se pose comme un mélange de traditions culturelles qui n’existent plus que dans les trés grandes familles dirigeantes du Japon et d’une liberté revendiquée par les jeunes japonais depuis ces quinze dernières années, un témoin essentiel de ce bouleversement si long à faire accepter dans les moeurs qui se caractérise par des situations hybrides entre traditionalisme respectueux et libération sexuelle croissante. On remarque d’ailleurs que tous les personnages de la série portent ce conflit enfoui en eux-mêmes.

Prenez garde avant tout à le regarder avec un esprit trés ouvert et oubliez vos préjugés occidentaux pour éviter de vous laisser déporter dans votre jugement de certaines pratiques, surtout en ce qui concerne le statut des femmes dont le comportement est profondèment ancré dans les traditions ancestrales japonaises, avec ses particularités endémiques que normalement seul un japonais peut comprendre mais dont cette série nous fait le portrait avec autant de respect que de rébellion.

Malgré la gravité de nombre des sujets traités Ai Yori Aoshi reste un anime assez sage en apparence, avec un ton fleur bleue suffisamment léger pour ne pas dramatiser et sombrer dans la débauche de sentimentalisme.
Bien sûr ce n’est pas toujours passionnant et on a le droit à quelques passage obligés du plus pur effet « romance nostalgique » mais chaque épisode se laisse dévorer des yeux avec un plaisir coupable, comme un sac de délicieux bonbons. Ai Yori Aoshi nous donne cette savoureuse impression que du sucre et des fleurs se répandent dans notre esprit pour nous soulager de toute notre nervosité. Un excellent médicament homéopathique pour destresser et une trés belle histoire d’amour qui nous fait voir la vie en bleu, oui en bleu indigo…

PS : La saison 2 appelée « Enishi » est un juste un prolongement de la vie quotidienne de la communauté destiné aux nostalgiques qui n’en ont pas eu assez avec la saison 1. Le rythme ralentit un peu et à part deux nouveaux personnages on ne découvre rien de trés nouveau mais on suit toujours les péripéties journalières de notre « famille » favorite avec un grand sourire aux lèvres. Indispensable pour prolonger un peu le plaisir mais n’en attendez pas trop car l’intrigue principale n’évolue que trés peu.
Encore une fois donc il faudra vous procurer le manga pour apprécier au maximum certaines parties de l’histoire et connaître la suite.

Bonus song : ED Enishi – Takaramono – I do !

Ai Yori Aoshi, 24 + 12 épisodes (Enishi), série licenciée

Notation : 8.5/10

> l’opening et l’ending sont magnifiques !

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