Cette suite directe (le film commence juste après la fin du premier et se contente d’un flashback minimaliste pour rappeler que c’est bien une suite) est sortie en 2005 et a pour but de surfer sur la vague du succès générée par Azumi, et le nouveau réalisateur Shusuke Kaneko s’en sort en reprenant simplement le flambeau de l’univers du « film de sabre et rien d’autre » si bien mis en place dans le premier.
Même si ce n’est plus du Kitamura, on prend un certain plaisir à retrouver les aventures de la belle guerrière…



♦ Genre : Arts martiaux / Historique / Drame

 Cette suite directe (le film commence juste après la fin du premier et se contente d’un flashback minimaliste pour rappeler que c’est bien une suite) est sortie en 2005 et a pour but de surfer sur la vague du succès générée par Azumi, et le nouveau réalisateur Shusuke Kaneko s’en sort en reprenant simplement le flambeau de l’univers du « film de sabre et rien d’autre » si bien mis en place dans le premier.

On retrouve donc l’héroïne Azumi toujours à la recherche d’un sens à son existence maudite, un chelmin infernal et sans fin parsemé de mort et de désillusions, symbolisé par une rivière de sang, avec tout de même dans cette suite un contraste bien mis en valeur face à l’opportunité pour Azumi de poursuivre son rêve d’une vie bien rangée et la possibilité de trouver l’amour, qui donne ainsi un aspect un peu plus sentimentaliste et humaniste que dans le premier film.

Plus axé sur l’univers qui entoure la jeune héroïne donc, Azumi 2 traite de thèmes importants (certains repris en droite ligne du premier) tels que l’amour, l’amitié, le sacrifice et le sens de la guerre (s’il y a vraiment un sens à la guerre). Le spectateur se retrouve un peu plus immergé dans le contexte contemporain (moins désincarné que dans le premier film, où il était quand même sous-traité efficacement en second plan) qui prend ici toute sa valeur avec le traumatisme d’un Japon qui lors de l’Ere Sengoku (1467-1573) assiste sans réaction au déclin de sa civilisation, minée de l’intérieur par des guerres civiles incessantes et injustifiées entre clans rivaux.

Azumi 2 s’ancre ainsi dans une époque charnière du Japon, passage de la féodalité au monde moderne, témoin de la fin de la domination des « samuraï« , des légendaires « ninjas » et des codes du « bushido » (principes de respect et d’organisation des duels entre autres). Azumi 2 peut donc être considéré comme une bonne séquelle, même si l’ensemble n’est pas aussi transcendant que dans le premier (trop de dialogues parfois inutiles, l’absence du génie artistique de Kitamura, et certaines scènes font un peu « cheap » et beaucoup d’acteurs morts dans le premier film sont étrangement ré-employés dans un autre rôle pour le second…) mais reste toutefois trés agréable, dans un style plus posé, avec un scénario plus travaillé (un peu plus…), les combats restent tout de mêmes efficaces, marque de fabrique oblige, et Azumi toujours aussi convaincante.

Donc à regarder, au moins pour connaître la suite de l’histoire, même si la fin ne comblera peut-être pas les attentes de tous les fans du premier film (à quand Azumi 3 ??…..).

Notation : 7/10
> Moins bon que le premier, heureusement Azumi /Ueto Aya surnage)

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